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Visite au domicile

Hello !

Ca y est, nous avons terminé tous nos rendez-vous avec les travailleurs sociaux (4 en tout), vendredi dernier.

Ce dernier entretien de l’assistante sociale est un peu spécial puisqu’il se déroule à domicile. J’appréhendais forcement un petit peu plus, puisqu’à la dimension « entretien pré-agrément » où l’on aborde des questions pas simples de conception de parentalité adoptive, impacts de l’abandon, etc… s’ajoute une dimension beaucoup plus terre à terre, celle du cadre de vie… et du ménage…… Autant dire que nous avons programmé des weeks-end « ménage » plusieurs jours (même semaines) avant ce rendez-vous et que pendant une semaine la moindre chaussette trouvée par terre me donnait des sueurs froides… (peut-être que j’exagère un peu).

Non pas que notre appartement soit une véritable catastrophe : c’est un bel appartement, assez grand, avec 3 chambres possibles, deux actuellement, toutes les commodités à proximité (stade, école maternelle, primaire et collège en bas de l’appartement donc que demander de mieux pour une famille ?), le ménage est… disons qu’on a largement de quoi ranger [quand on en a envie...]. En plus deux chats supers sympas qui n’attendent qu’un enfant pour jouer avec eux ; mais bon voilà, on se remet toujours en question quand il s’agit de l’agrément : et si on était en maison avec un jardin ça serait 100 fois mieux, si on avait pas d’animaux ça éviterait des inquiétudes, et si les chats n’avaient pas griffé le papier peint de l’entrée, si on avait plus de pièces, plus de place, patati patata…

De plus c’est aussi LE rendez-vous qui correspond le plus au fantasme que nous nous créons de la demande d’agrément : une réelle investigation où tous vos proches, employeurs, banquiers, médecins sont consultés et où chaque placard est inspecté dans le moindre recoin pour en vérifier la bonne conformité avec l’accueil d’un enfant… Et gare à vous si la moquette est abîmée ! Finalement c’est loin d’être ce que nous avons vécu et cette « inspection » était en fait très brève : Nous avons commencé par un « entretien » normal pour parler des besoins et attentes d’un enfant adopté et comment nous envisagions notre parentalité adoptive (un peu redondant avec l’entretien précédent avec la psychologue), puis une visite rapide : voir quelles pièces nous avons, où sera sa chambre, où est la notre… En gros : cet enfant aura-t-il de la place quelque part ?

Et puis des petites questions sur la ville : où sont les commerces, les écoles, le stade (bon là il n’y a qu’à regarder le balcon, mais bon…), est-ce que le quartier est calme, est-ce qu’on s’entend avec nos voisins, y a-t-il une vie de quartier, des cinémas, etc…

Et puis voilà, c’est terminé… Elle nous décrit la prochaine étape : nous allons devoir écrire notre lettre de fin de projet avec notre notice, tandis qu’elle et la psychologue vont écrire leur rapport, puis en Septembre on lira les rapports et on pourra demander à passer en commission, à l’issue de laquelle sera accordé ou non notre agrément.

Finalement nous avons eu un peu le sentiment que cet entretien était fait à la va-vite. Elle nous a posé des questions et ne nous laissait pas y répondre mais répondait à notre place finalement. Notre rôle était plutôt de dire « oui » ou « non », alors que d’habitude on attend de nous des réponses construites, une réflexion… Là j’avais l’impression de simplement devoir confirmer tout ce qui s’était passé jusqu’à présent, et point.

 

Ce sentiment a été nettement confirmé le lendemain quand l’assistante sociale nous a appelés concernant la rédaction de son rapport. Elle voulait juste confirmer une « petite » chose… : oui mais en fait elle avait « écrit dans ses notes » que V. n’avait pas dit à sa famille que nous adoptions … Alors que c’était parfaitement faux puisque bien sur ils sont au courant et nous soutiennent bien… Donc je ne vois pas comment elle a pu comprendre l’inverse, mais bon cela nous a bien inquiété concernant le reste du rapport… Nous avons hâte de les découvrir en Septembre, en espérant qu’il n’y ait pas eu plus de « malentendus » parce que ces rapports sont très importants, déjà pour obtenir l’agrément, mais aussi pour pouvoir avoir un bon dossier et donc avoir plus de chances de se voir confier un enfant une fois que nous aurons l’agrément…

Le « rendez-vous psy »

Voilà un deuxième rendez-vous de passé depuis la semaine dernière : le fameux rendez-vous psy.

De mémoire, c’était, avant que nous nous lancions dans la procédure, celui qui me semblait le plus « choquant ». Autant l’assistante sociale pour juger un peu de nos conditions de vie, et s’assurer que l’enfant n’allait pas dormir dans la rue, ça me paraissait plus ou moins tolérable. Mais un psy qui allait tourner et retourner mon passé, mes émotions, mon caractère et passer mon subconscient au peigne fin, pour découvrir quoi ? Que je ne suis pas une psychopathe sévère ? Que je ne vais pas passer mes journées à dire à un enfant qui n’aura rien demandé qu’il n’est qu’un vulgaire enfant adopté et que je ne l’aime pas comme s’il était le mien, à moi ?

Bref, heureusement, rien de tout cela ne s’est produit (encore heureux). La psychologue n’était pas une grincheuse à lunette, mais une jeune fille amicale (qu’on aurait pu prendre pour une étudiante vu son jeune âge). Au final nous avons tous les deux eu l’impression que c’était plutôt un rendez-vous copier-coller du premier rendez-vous avec l’assistante sociale : même question sur notre enfance respectives, les valeurs de notre éducation, qui est notre papa, qui est notre maman… Notre rencontre, et pourquoi et comment en sommes-nous arrivés à penser à l’adoption. Bref, finalement on a eu l’impression de se répeter par rapport au premier rendez-vous.

J’imagine que chacun des intervenants prendre d’avantage son rôle (le matériel pour l’assistante sociale, et le mental pour la psy) aux seconds rendez-vous, car le prochain rendez-vous avec la psy, le 15 juin, sera plus axé sur notre définition de la parentalité adoptive, et les besoins spécifique d’un enfant adopté. Et le rendez-vous avec l’assistante sociale (il faut que je l’appelle pour prendre le rendez-vous durant l’été) aura lieu chez nous, et nous devrons nous mettre un peu en situation en répondant à des questions bien précises sur « et que ferons-nous si l’enfant nous dit « ci », et si l’enfant fait « ça », et s’il arrive tel événement… ». Bref, la nous serons un peu plus poussés à anticiper notre futur rôle de parents !

D’un autre coté, je trouve que le temps passe très vite car dans normalement 2 rendez-vous nous pourrons commencer à écrire notre lettre de confirmation pour l’agrément… Et après, si notre agrément est accepté, nous en auront fini avec cette étape, ce qui est un soulagement d’un coté, mais aussi une vraie inquiétude de savoir ce qui va se passer ENSUITE. L’attente… les appels pour savoir si on est placé ou pas dans la liste des dossiers admis au conseils d’apparentement… et pour combien de temps ? 1 an ? 2 ans ? 3 ans ? 5 ans ? Je commence à avoir peur de cette longue attente, alors que là les choses bougent, l’agrément se prépare, nous avons des tas de rencontres et de rendez-vous chaque mois…

Hier nous avions aussi un rendez-vous avec l’EFA des Yvelines ou pendant 3 heures on nous a re-présenté les diverses étapes de l’adoption… Cela ne nous a pas forcément appris grand chose, mais cela a en plus eu pour effet de me faire réaliser que la période effervescente de l’agrément allait prendre fin pour laisser place à la longue traversée en pleine mer de la recherche d’enfant… où nous n’aurons rien en vue pendant longtemps jusqu’à ce que, PEUT-ÊTRE un dossier surgisse à l’horizon pour nous…

Bref, en ce milieu de période d’agrément, un léger stress commence à se faire sentir, alors que jusque là nous nous laissions guider et nous suivions la route bien tracée de l’agrément. J’ai confiance en nous et en notre projet, mais je redoute la longue attente que tous les professionnels qui nous entourent et toutes les statistiques nous laissent présager.

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Assistante Sociale : le premier rendez-vous

Salut !

Ça y est, nous revenons tout juste de notre premier entretien pour notre démarche d’adoption : le rendez-vous avec l’Assistante Sociale qui avait lieu ce matin au Conseil Général.

Cela a commencé avec du retard car nous nous sommes trompés d’adresse… heureusement nous n’avions que 5 minutes de retard, nous étions parti en avance de la maison, mais bon, on espérait faire meilleure impression déjà… Heureusement, contrairement (encore) à ce que j’avais lu sur les forums où l’on tombe sur des retours d’expérience très négatifs, où l’assistante sociale est très critique, sévère etc…, nous nous sommes retrouvés face à une dame très douce et qui semblait compréhensive, même si elle ne nous disait pas forcement ce que nous désirions entendre.

Nous avons commencé l’entretien avec notre arbre généalogique. Mon chéri avait délibérément indiqué uniquement son frère, sans s’aventurer dans la famille recomposée avec ses demi-frères et sœurs, et ne pas avoir à justifier les histoires de famille qui ne regardent personne… Et forcément je suis tombée en plein dedans en sortant un magnifique « tu n’as pas mentionné tes demi-frères et sœur ? ». Et il semble qu’il avait vu juste car, même si elle nous a dit que c’était très fréquent les familles recomposées, cette histoire de demi-frère et demi-sœur à occupé plus d’une dizaine de minutes de questions et investigation : « pourquoi le père de mon homme s’est séparé ? », « pourquoi on en a pas plus parlé que ça ? », « pourquoi ci, pourquoi ça ». Résultat, l’absence d’informations concernant le précédent mariage de son père lui pose réellement problème (d’après moi cela ne nous regarde pas plus que cela, c’est pourquoi on a jamais vraiment cherché d’informations), donc là dessus, un mauvais point pour moi, j’aurais mieux fait de me taire.

Mis à part cela, nous avons chacun notre tour parlé de notre enfance, des valeurs qui nous ont été inculquées, ce que l’on a retenu de notre éducation finalement en positif et en négatif, et notre vision de l’éducation de nos enfants : notamment ce que l’on reproduirait de notre éducation et ce que nous souhaiterions ne pas reproduire. La dessus, elle n’a fait aucun commentaire, j’imagine que nous avons les mêmes visions de l’éducation et des valeurs qui sont importantes à nos yeux.

Nous avons pu finalement aboutir sur le sujet de notre rencontre, la raison de notre adoption et également de nos choix concernant notre projet : combien d’enfants ? quelles origines ? quel âge ? quel état de santé général ?

C’est un sujet complexe, surtout que nous avons pertinemment qu’il y a ce que l’on peut souhaiter (un enfant ou une fratrie, si possible pupille de l’état, jeunes – c’est à dire entre 0 et 2 ans, et en bonne santé) et ce qui est cohérent avec une démarche qui a des chances d’aboutir.

Étrangement, elle n’avait pas l’air particulièrement emballée avec notre idée d’adopter une fratrie, en nous disant que ce n’était pas le plus logique pour nous qui sommes jeunes et qui avons le temps de faire des démarches d’agrément une fois que nous aurons déjà eu une première adoption. Pour ma part je m’étais vraiment faite à l’idée d’adopter une fratrie, mais j’avoue que j’y ai pensé PARCE QUE j’avais cru comprendre que beaucoup de fratries sont a adopter et ne peuvent pas être divisées, et donc forcément il y a moins de parents prêts à les adopter qu’un enfant tout seul. L’assistante sociale ne nous a pas du tout approuvé sur ce terrain là et nous a dit que généralement, notamment en France il n’y a pas de fratries adoptable, et surtout qu’à l’étranger c’est surtout le fait que ces enfants soient déjà grand et/ou en mauvaise santé qui rend plus difficile leur adoption. De plus dire : un ou deux enfants est assez négatif dans le dossier. Je pense qu’il y a là un choix que nous allons devoir faire et sur lequel nous allons devoir discuter.

De plus, concernant les origines, c’est également difficile d’en discuter car c’est là que nous devons parler d’un sujet qui nous met assez mal à l’aise, notamment, disons le clairement la couleur de peau. Donc on est rapidement obligé de répondre à la question : Voulez-vous un enfant noir ?

Pour ma part je trouve difficile de répondre à cette question car c’est pour moi le premier geste d’un choix d’enfant sur catalogue. Bien sur, nous savons que l’enfant ne nous ressemblera pas, bien sur nous ne sommes pas racistes, bien sur que dès que je verrais mon enfant, quel que soit son physique je l’aimerais tout de suite comme mon propre enfant. Mais je n’assume pas de devoir répondre par oui ou par non à cette question, c’est notre hésitation qui a un peu chamboulé l’assistante sociale. Et je peux le comprendre, mais bon nous allons devoir discuter clairement de ce que nous faisons, où pas.

Et puis ensuite est venu le temps de discuter des problèmes de santé. Là aussi le sujet est vaste et non moins gênant car c’est un peu culpabilisant de dire que nous souhaitons un enfant, mais non aux trisomiques, non aux poly-handicapés, non aux enfants atteints du sida… Donc nous avons répondu un peu à coté de cette question car devant le vaste choix de maladies que nous pouvons souhaiter ou non, elle nous a orienté vers deux médecins spécialistes des maladies pour l’adoption et nous ne sommes pas surs que nous souhaitions vraiment aller les rencontrer car cela revient vraiment à CHOISIR un enfant pour son état de santé. Je dois avouer que ce n’est pas comme cela que je vois ma vie de parent, du moins pas dans l’immédiat. Cela demande un peu de réflexion également. Je ne sais pas si nous allons voir l’un de ces médecins pour échanger sur tous ces sujets où si nous allons nous contenter de dire « un enfant en bonne santé point barre »…

Forcément, cela n’a pas répondu à sa question de ce que nous souhaitons et nous avons finalement convenu qu’il nous faudrait un petit peu plus de temps pour réfléchir à ces questions. Elle a résumé cette situation en nous disant : « Je vois bien que vous êtes extrêmement motivés et que vous avez un désir d’enfant très fort, mais pour moi votre projet n’est pas encore assez abouti et il faut que vous y réfléchissiez très sérieusement avant notre prochain rendez-vous ». Il faut reconnaître qu’elle n’a pas tort, donc nous allons attendre les autres rendez-vous et nous rappellerons l’assistante sociale quand nous aurons bien mûri notre réflexion.

Pour ma part j’aimerais bien échanger avec d’autres couples qui ont été confrontés à ces mêmes difficultés à définir précisément ce qu’ils souhaitaient. Je vais peut-être contacter l’association de l’EFA pour avoir quelques échanges. Justement le 11 Avril, il y a un « Café Adoption » rassemblant des couples dans notre cas où ayant été dans notre cas, dans les Yvelines et nous allons y aller pour pouvoir échanger la dessus. J’ai déjà hâte d’y être !

Finalement le bilan de ce rendez-vous est plutôt positif, cela nous a beaucoup motivés, et nous a ouvert les yeux sur certaines choses que nous avions un peu occultées (ou que l’on se disait « on y pensera plus tard »), mais on réalise que nous sommes vraiment au coeur du projet, et si nous voulons que cela aboutisse on va vraiment devoir y mettre du notre. Maintenant, rendez-vous le 11 mai avec le psychologue, pour un autre rendez-vous pour lequel nous ne savons toujours pas à quelle sauce nous allons être mangés cette fois.

Le complexe de la copine moche

Je commence la semaine avec un billet plutôt mitigé (on dira « comme un lundi ») suite à un week-end rempli de remises en causes et de questionnements.

Je te rassures, je n’ai pas fait que cela de mon week-end (Saint-Valentin, geekage en Azeroth, tout ça tout ça…). Mais finalement, je n’ai pas pu résister à trop réflechir. Surtout que le stress (un peu) de l’envoi du dossier d’agrément me fait me poser beaucoup de questions (est-ce que ça va marcher ? est-ce qu’on a rien oublié ? dans quoi est-ce qu’on s’embarque là ? et puis franchement avec tout ce désordre dans l’appartement est-ce qu’on va vraiment nous confier des enfants ??)

Bref remise en cause générale sans trop savoir pourquoi, sans pour autant être triste car en fait je suis très contente qu’on en soit là ! Je me sens un peu comme « administrativement enceinte » : le projet d’enfant est clairement défini, on a mis le train en marche, on attend les prochains rendez-vous pour faire le point sur notre projet, … Surtout que la durée de 9 mois pour obtenir un agrément, même si on sait bien que l’agrément ce n’est pas l’enfant (mais déjà une belle étape de franchie), c’est très symbolique !

Mais voilà, nous semblons faire face à une sorte d’incompréhension générale. Incompréhension polie, mais très perceptible. Je m’y attendais, je sais que cela sera toujours un peu comme ça. Je l’ai déjà noté ici même dans un post de 2010 (autant dire que j’appréhendais depuis longtemps), mais je le constate bel et bien. Une démarche d’adoption, loin de l’image de joie et de bonheur qu’évoque une grossesse, évoque plutôt un fil de pensées négatif : infertilité, malheur, dépression, difficulté, résignation … Et les gens s’imaginent d’une façon ou d’une autre que nous ne pouvons pas être en paix avec nous-même, que nous sommes quelque part malheureux PARCE QUE nous ne pouvons pas faire un enfant, et nous recevons plutôt des messages d’encouragements (voire de condoléances) que de félicitations lorsque nous annonçons que nous adoptons. OR non, nous sommes pourtant heureux et la démarche de l’adoption me plait, nous avons « toujours » (comprendre « depuis longtemps ») vécu dans cette idée et nous attendions impatiemment d’en arriver là donc OUI nous sommes VRAIMENT heureux, mais cela n’est pas forcément compatible avec l’idée que se font les gens de l’adoption.

Finalement, j’ai beaucoup de mal a en parler avec certaines personnes, notamment celles qui sont enceintes, ou qui l’ont été ou qui projettent de l’être (beaucoup de femmes finalement) car leurs réactions me ramènent à ce « complexe de la copine moche ». Celle dont la vie nous semble bien triste a coté de la nôtre (si triste qu’on se demande comment on ferait si on était à sa place) et finalement il est bon de parler avec elle car cela nous rappelle combien notre vie est finalement pas si mal. Me répondre : « si tu as besoin je suis là » quand j’annonce que je vais adopter, c’est comme dire à une femme enceinte « je suis vraiment VRAIMENT désolée pour toi… ». Il y a peut-être 2 ou 3 personnes qui nous ont souhaité « Félicitations ! » (ce qui se prête au contexte d’un projet d’enfant, finalement).

Et finalement, leur décrire la démarche quand ils nous posent la question, ne fait que ressortir d’avantage un certain dégoût qu’ils ont pour cette procédure. Le fait de faire une « lettre de motivation », de rencontrer des psychologues ou des assistantes sociales sont pour eux des choses qu’ils ne toléreraient pas dans leur projet d’enfants. Encore une fois, je passe pour la copine moche sur qui ils se reposent plus ou moins inconsciemment pour se dire : « au moins j’ai la chance de ne pas avoir à passer par là ».

J’en ris un peu avec eux, mais au fond cela me blesse. Déjà parce que personne n’aime être la copine moche, que je me suis suffisamment sentie complexée et inférieure aux autres femmes pendant très longtemps et que j’ai réussi à m’en sortir quand même, et puis parce que, pour moi, c’est « CA » notre projet d’enfant. Elles, elles voient des gynécologues, des sages-femmes, des médecins, des laboratoires d’analyses, elles utilisent des pilules pour augmenter leur fécondité, des tests de grossesses ; Moi je vois des assistantes sociales, des psychologues, des OAA, le Conseil Général, je remplis des dossiers et je fais une lettre de motivation… C’est CA notre projet. C’est comme ça ma vie.

Quand on me dit « C’est vraiment pas normal de vous demander de voir des psy, et de remplir une lettre de motivation », je ne peux m’empêcher de penser que certaines personnes feraient bien de demander un conseil psychologique ou même se poser la question de « pourquoi voulons-nous cet enfant » avant de tomber enceinte. Une amie m’a déjà dit que j’avais de la « chance, car si elle était stérile son homme la quitterais, parce que la famille c’est trop important à ses yeux ». Aujourd’hui ils sont mariés et ont un enfant, et je me demande encore comment peut-on se marier avec un homme dont on pense cela ?? Elle, elle me l’a dit, mais combien le pensent sans forcement (se) l’avouer ? Je suis heureuse de savoir que mon chéri m’aime pour autre chose que ma capacité à procréer et je pense que tout le monde devrais pouvoir se dire la même chose, mais je pense que dans mon entourage personne n’en est finalement sur à 100%. Et c’est sans doute un peu cela que se disent en silence toutes les « copines moches » de la terre.

Dossier d’Adoption : l’Envoi

Après deux longues semaines de lecture, préparation, remplissage, récolte de documents administratifs (le plus long ayant finalement été la réception de l’acte de naissance de l’homme), nous avons finalement complété notre dossier de demande d’agrément, et nous l’avons envoyé en Recommandé hier !

Cela commençait à me tarder d’envoyer ce dossier. Deux semaines cela peut sembler court mais cela m’a semblé interminable car c’est la date de réception du dossier par le Conseil Général qui lance le début du délai de 9 mois maximum avant l’obtention d’un agrément, et du coup c’était important que nous ne perdions pas de temps dans l’administratif. De notre coté, le dossier était rempli le lendemain ou le surlendemain du rendez-vous d’information, mais pour obtenir les actes de naissance par courrier cela a été long ; il aurait été plus simple d’y consacrer un Samedi pour aller les chercher dans nos mairies de naissance respectives… Enfin bon, le courrier est finalement parti, et il a bien été reçu aujourd’hui ! Ce qui me soulage beaucoup et j’attend avec impatience la suite des événements !

Le temps qui glisse !

Le temps qui glisse

Voila déjà 5 mois de passés, sans même penser à écrire dans ce blog. Et pour cause : il n’y a pas eu tant d’action que cela ces derniers mois. Un instant tout est intense car il faut préparer les grandes lignes du projet, définir le budget et contacter tous les prestataires, ou créer les faire-parts et les envoyer… Puis d’un coup, plus rien a faire que d’attendre, en mettant la main au porte-monnaie régulièrement pour payer des acomptes, imprimer quelque cocottes en papier ou valider la couleur des nœuds-nœuds des sièges… Une attente ponctuée par quelques annulations de la part des invités, de quelques changement de programme concernant la couleur des bougies sur la table, ou que sais-je encore…
Tout ceci pour en arriver à aujourd’hui : la robe est reçue, essayée, retouchée, un dernier essayage pour les accessoires est programmé.
Les fleurs sont choisies et payées.
Le traiteur et le photographe attendent de recevoir le reste de leurs acomptes.
La déco est choisie du sol au plafond.
Les chansons de l’église sont choisie, les livrets de messe prêts à être imprimés.
Il reste encore 2 mois et demi avant la grande journée, alors que raconter de plus ?

Finalement, nous n’avions pas particulièrement envie d’entamer plusieurs projets en même temps, mais nous nous sommes tout de même lancé dans un nouveau défi : l’achat de notre premier appartement. Le suspens est intense car la semaine prochaine, nous serons fixés sur notre demande de prêt et dans un mois nous aurons surement la chance de pouvoir signer l’acte de vente ! Cette semaine est la plus difficile à supporter mais nous arrivons presque au bout ! Encore un peu de courage pour les derniers jours !!

J’ai du mal à croire que dans 9 mois, nous pourrons enfin nous lancer dans le GRAND projet de notre vie : notre démarche d’adoption car nous aurons officiellement 1 an et demi de mariage, et que nous aurons peut-être la chance d’avoir notre agrément pour notre 2eme anniversaire de mariage !

A bientôt !

La patience est une vertu qui s’acquiert avec de la patience…

Au fait : Joyeux Halloween ! J’espère que tu profites bien de ton week-end de 3 jours (enfin, si tu as la chance d’en avoir un, sinon, tant pis…)

Pour ma part j’ai pris une journée de RTT (en plus) Jeudi pour aller faire un truc trop génial : choisir ma robe de mariée…
Donc attention, si tu es du genre à hésiter 3 heures dans les grands magasins pour décider de quel jean acheter, ou quelle paire de chaussure tu vas mettre au mariage de ta cousine, alors attention, là c’est 5 fois pire. J’y suis allée accompagnée de ma mère, la mère de V. , ma grand-mère et ma sœur, histoire d’avoir un grand nombre d’avis sur le sujet, ce qui n’est pas toujours simple a gérer car quand l’une préféré la robe princesse, l’autre celle au bustier « coeur » et que soudain, c’est la robe sirène qui attire l’attention d’une dernière… (bon j’exagère, cela ne s’est pas passé exactement comme ça, mais y a de l’idée).
Par ailleurs, garde-toi bien d’avoir des complexes ce jour là, car ton physique va être passé au crible toute la journée : tu es comme moi et tu as une petite poitrine ? Tu as intérêt à l’assumer car des « cette robe de fait des encore plus petits sein (avec ou sans petit rire moqueur à la fin) » OUI tu vas l’entendre ! Si tu as des petits bourrelets disgracieux sur les hanches, ceux la vont-être commentés, analysés, bref… passé au crible par toute la famille pour trouver LA robe qui les camouflera tout en n’aplatissant pas ta déjà très petite poitrine par exemple…
Bref tout ça pour dire : tu es une mariée, cela fait des mois que tu affiches ton bonheur à la figure de tous, et en plus tu vas essayer LA robe de ta vie devant ta famille qui elle n’a qu’une envie : revivre une journée d’essayage de robe de mariée, alors tes petits complexes n’intéressent personne !
Je dis ça, je dis rien… Pour ma part cela fait belle lurette que je n’ai plus le temps de complexer sur ma poitrine donc, tout allait bien.
Finalement, la journée s’est achevée sur un choix terrible a faire entre deux robes diamétralement opposée qui pour l’une correspondait à la « robe de mes rêves » et qui m’allait bien, et une qui m’allait bien et pour laquelle tout le monde était unanime « oh oui celle la est ma préférée ». Bon…
Finalement j’ai choisi la « robe de mes rêves » après l’avoir réessayée le lendemain, c’est à dire hier. C’est un petit peu comme le sentiment d’avoir enfin trouvé les chaussures qu’on portera pour la cousine, mais en 200 000 fois plus intense. Sauf que quand tu te verrais bien sortir comme ça, la porter toute la journée, la vendeuse t’annonce que, bien sur, elle sera « disponible pour les retouches dès février »… Février, j’ai essayé de faire le calcul dans ma tête mais il y a trop de mois pour que j’arrive à savoir combien il y en a entre février et maintenant sans compter sur mes doigts. En tout cas, je ne sais pas comment je vais réussir à patienter jusque là !

Pour passer le temps, nous avons entrepris de créer un petit album photo pour les invités de la cérémonie civile, mais là encore, nous allons devoir attendre la semaine prochaine pour recevoir le « Bon à tirer »…

Et donc tourne et tourne en boucle cette phrase qui s’applique si bien à un mariage : La patience est une vertu qui s’acquiert avec de la patience.

Es-tu heureuse de te marier ?

Es tu heureuse de te marierHello,

Plus que 4 jours avant notre mariage « avancé » à la mairie, notre date officielle de mariage à l’église avec la grande fête et tout et tout n’étant que le 9 Août 2014, soit dans 10 mois.
Oui mais même… le « vrai » mariage, celui qui compte dans les livres, celui qui te fais changer de nom, c’est dans 4 jours.
Je ne m’y attendais pas, ayant toujours un peu dénigré ce mariage, comme si, en fait, il n’existait pas, mais je stresse un petit peu. Un stress qui survient depuis que ce mariage s’impose comme « REEL » : les relances de ma mère pour avoir un vrai repas autours d’une table avec des invités, autres que les témoins et les parents, la publication des bans devant la mairie, le difficile choix du parfait pliage des serviettes et l’achat de la décoration de table, mon père s’activant dans la maison pour refaire tout ce qu’il n’a pas eu « le temps » de faire depuis 24 ans (repeindre le plafond, refaire son jardin, nettoyer les dalles de la terrasse…), ma belle-mère qui veut écrire « Vive les Mariés » sur les gâteaux (et cela me fait faire la grimace), V.  qui veut à tout prix que nous ayons des alliances à ce moment, et non à l’église… Ce mariage s’est imposé à moi grâce (ou à cause de ?) à l’existence qu’il a pour les gens qui m’entourent. C’est vrai que si cela ne tenait qu’à moi, poser mon après-midi un Mercredi au travail et venir « vite fait » à la mairie, mon PC portable sous le bras, avec V. et les témoins qui pouvaient se rendre disponibles, éventuellement se payer un Pizza Paï pour fêter ça entre nous le soir, était envisageable, pour replacer ce mariage à la place qu’il occupait pour moi : mon obligation (= mon fardeau) pour pouvoir m’affirmer comme une femme comme les autres, et avoir le droit de prétendre à la maternité, peut-être, un jour lointain…

Et soudain, tu réalises que tout le monde autours de toi est tout joyeux (visiblement plus que toi-même) à l’idée de ton propre mariage (quand ton témoin te dis avec un clin d’oeil en parlant de ton mariage : « et dans 3 semaines ………. » et que tu réponds « hein quoi? qu’est-ce qui se passe dans deux semaines ? » -_-’), tu te dis qu’en fait, tu dois louper une des dimensions offertes par CE mariage, que tu étais la première à attendre en trépignant (plus ou moins silencieusement). Et soudain la question culpabilisante : « MAIS… SUIS-JE HEUREUSE DE ME MARIER ? »

La réponse est évidente : j’aime V. et c’est avec lui que je veux faire ma vie, il m’aime et il veut qu’on adopte… Donc le mariage est une suite logique.

Oui, mais… SUIS-JE HEUREUSE DE ME MARIER MAINTENANT ?

La réponse est moins évidente : certes j’ai hâte que l’on commence les démarches, mais suis-je heureuse de me marier en catimini alors que je pourrais faire d’une pierre deux coup : la démarche administrative et la joie de la grande fête avec toute la famille. Cependant, j’ai tort de considérer le mariage comme un simple bout de papier. V.  me le rappelle presque tous les jours : « bientôt tu seras ma femme », je porterais son nom, et je l’appellerais « mon mari ». Cela change beaucoup de chose, et cela ne se fait pas juste en sortant du travail en se demandant ce que l’on va faire à manger ce soir. Il est important d’y accorder du temps, à l’image du temps que je me promet d’accorder à mon couple tout au long de la vie, et partager ce moment avec les gens qui ont accueillis Valentin comme mon mari, et ceux qui m’ont accueillie comme la femme de Valentin.

Donc oui je reconnais que le mariage à la mairie est important pour notre couple et je suis reconnaissante vis-à-vis de mes parents d’avoir pris ça en main, sans quoi je serais vraiment venue à la maire en fin d’après-midi après être passée à la boulangerie pour acheter mon pain et juste avant d’enchaîner sur les courses chez Auchan.

Bref, je me marie Samedi ! Et je suis heureuse =)


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