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“On voudrait avoir ce courage des oiseaux en hiver.”

Déjà 5 mois que je n’ai pas écrit ici. Je me réveille en Février après plusieurs mois sans grandes aventures, il faut le reconnaître, en ce qui concerne l’adoption.

A la date anniversaire de notre agrément, le 5 novembre pour nous, il y a une démarche administrative obligatoire qui consiste a confirmer notre souhait de maintenir notre agrément. Pour cela, il suffit d’envoyer une lettre à notre conseil général, qui nous répond avec un petit formulaire à remplir pour préciser si notre situation personnelle ou professionnelle à changé. Et bien sur, nous avons fixé un rendez-vous avec Mme G., notre assistante sociale. Lors de ce rendez-vous, elle nous a annoncé que le service adoption de notre conseil général des Yvelines allait fusionner avec celui du département des Hauts-de-Seine, et que par conséquent, il allait y avoir, début 2017, une grosse réorganisation du service, et que, peut-être elle ne serait plus notre référente, mais que nous aurions alors une nouvelle assistante sociale pour gérer notre dossier et le proposer au Conseil des Familles.

Cette nouvelle ne nous a pas particulièrement enchantés. Déjà parce que depuis 2 ans que nous la connaissons, nous nous sommes habitués (pour ne pas dire attachés) à la bienveillance de Mme G. quant à notre dossier, mais aussi parce que dans l’administration, CHANGEMENT, FUSION et RÉORGANISATION sont des mots qui laissent envisager qu’à un moment où un autre cela va être le bordel. A cela s’est ajouté une petite déprime due à l’anniversaire de notre agrément, car mine de rien, cela veut aussi dire que nous avons commencé notre démarche il y a 2 ans, et que, si la première année c’était « amusant », cette longue année d’attente n’a été ponctuée que de 2 petits entretiens avec Mme G. et le reste n’a été que 363 jours d’attente. Je ne peux pas dire que je me lève chaque matin avec l’espoir d’avoir un coup de fil. Non, loin de là. C’est plutôt l’inverse. Chaque jour, notre projet tombe un peu plus dans l’oubli. Au début, on espère, on s’accroche, et au fur et à mesure que passent les mois, on continue de vivre notre vie « normalement » : on va au travail, on fait les courses, on mange, on joue à des jeux vidéos, on dort. A coté de cela, on s’interdit beaucoup de projets : on va pas investir dans des vacances chères quand même : « et s’il arrivait, on ferait comment ? », je vais pas changer de travail maintenant : « et s’il arrivait, on ferait comment ? », la nouvelle cuisine/voiture/(ajoutez ce que vous souhaitez) ça va devoir attendre :  »et s’il arrivait, on ferait comment ? ». Bref, ce  »et s’il arrivait » qui nous enferme toujours un peu plus dans l’immobilisme de l’attente nous rappelle que le projet existe, mais du coup « il » n’arrive pas, et nous restons là à attendre on ne sait plus bien quoi, ni combien de temps.

Lors de notre entretien, cependant, Mme G. a quand même demandé avec un certain empressement que l’on fasse une réévaluation psy. et sociale (alors que ceux-ci sont proposés pour la 2eme année d’agrément souvent). Elle nous a rappelé combien elle nous trouvait « prêts » et du coup semblait vouloir nous proposer rapidement au Conseil des Familles. Nous nous sommes donc empressés de faire ces réactualisation avec une psychologue que V. n’a vraiment pas aimé (parce que l’entretien a duré 6h et que nous n’avions rien à nous dire, elle a passé 6h à nous raconter sa vie). Son rapport a été plus que positif donc c’est tout ce qui compte, mais pour autant, depuis Novembre rien ne s’était passé.

J’ai rappelé au début de Janvier 2017, un peu pour dire poliment « coucou nous sommes toujours là », et aussi pour savoir ce qu’il en était de cette fameuse « réorganisation ». Finalement j’ai eu Mme G. qui m’a annoncé que ce n’était plus elle qui avait la charge de notre dossier, comme elle l’avait prédit. Par conséquent, n’ayant pas les coordonnées de notre nouvelle interlocutrice, elle m’a laissé le numéro du nouveau Service Adoption pour que j’y enquête afin de connaître la personne qui allait être en charge de notre dossier.

J’ai passé l’après-midi a tenter d’obtenir le bon service, mais malheureusement on m’a juste dit que pour le moment personne n’avait été désigné pour s’occuper de notre dossier et que du coup, on me recontacterait. (coup de blues d’imaginer mon dossier qui dort dans un tiroir pendant que moi j’attend). Heureusement, nous recevons quelque jours plus tard un courrier nous confirmant que Mme G. ne s’occupe désormais plus de notre dossier, et nous indiquant les coordonnées de Mme L. notre nouvelle assistante sociale, ainsi que son après-midi de permanence téléphonique (le vendredi après-midi). J’attend donc le vendredi avec impatience pour la contacter. Mais, à nouveau un déception lorsqu’elle me répond que le « passage de mains » est encore en cours entre les deux départements et que le courrier que nous avons reçu est peut-être un peu hâtif car de son coté elle n’a eu aucune information comme quoi c’est bien elle qui s’occupe de notre dossier et que de toutes façons des réorganisations doivent encore avoir lieu dans son service. Par conséquent, elle attend encore une durée indéterminée que sa responsable lui confirme les dossiers qu’elle devra traiter, et que normalement, la personne qui sera désignée pour s’occuper de notre dossier nous contactera. OK donc on attend encore. Finalement, c’est la semaine dernière (soit un mois après cet échange) que Mme L. me laisse un message pour me confirmer que c’est bien elle qui s’occupera de son dossier.

Du coup, j’ai attendu de nouveau sa permanence téléphonique du vendredi après-midi pour la recontacter. J’avais hâte de pouvoir la rencontrer et que nous puissions nous présenter. L’idée que la personne en charge de notre dossier  ne nous aie jamais rencontré et n’aie jamais rien vu d’autre de nous que nos rapports (même s’ils sont très positifs) me dérange beaucoup. D’autant que cette personne continue de gérer des familles qu’elle a déjà rencontrées dans ses missions dans le 92, et sera donc naturellement, plus encline à proposer des familles avec lesquelles elle a échangé que des couples qui lui sont étrangers. Pourtant, elle nous a tout de suite arrêté et nous a précisé que dans le cadre de la nouvelle organisation, il ne serait plus prévu des temps de rencontres comme nous avions l’habitude de faire tous les 6 mois avec Mme G. Actuellement, la seule option serait qu’à nos deux ans d’agrément nous fassions une nouvelle demande de réactualisation psy et sociale et que ce serait à cette occasion que nous pourrions envisager d’élargir un peu notre agrément (en l’ouvrant sur d’autres pays, ou d’autres ethnies par exemple). Cependant, on parle là de quelque chose qui, déjà à l’heure actuelle n’est pas notre souhait. L’agrément que nous avons nous convient très bien, d’autant que nous l’avons réactualisé il y a 4 mois. Mais surtout, nous parlons là d’une réactualisation des 2 ans, ce qui nous laisse encore 8 mois à attendre avant de pouvoir rencontrer la personne en charge de notre dossier. Je me demande si entre temps nous avons une petite chance que notre dossier soit proposé à un Conseil des familles ou bien si nous sommes bel et bien, comme j’en ai l’impression, dans une « année de perdue » à cause de la réorganisation qui vient d’avoir lieu.

Face à tous ces chamboulements, je dois reconnaître que ce projet est assez lourd à porter cet hiver. Surtout que nous assistons toujours à des grossesses et des naissances partout autours de nous, ce qui ne facilite rien en ce qui me concerne. Certes, je ne suis plus submergée de désespoir dès qu’une proche m’annonce qu’elle est enceinte, je n’éprouve absolument aucun sentiment d’envie ou de jalousie (j’éprouve d’ailleurs de moins en moins de sentiments de manière générale, ce qui est autrement inquiétant), mais la question que je me pose aujourd’hui, et que l’on se pose tous les deux il me semble, ce n’est plus : « Dans combien de temps cela sera-t-il notre tour », mais plutôt « Combien de temps encore allons-nous supporter cette attente ? ». Je tente de me convaincre que tous les couples qui ont adoptés ont nécessairement vécu cela à un moment donné : l’attente prolongée, presque déséspérée, les remises en questions, les envies d’abandonner, et je pense que c’est une phase que je traverse (que nous traversons ?). Désormais je ne sais pas vraiment si j’ai envie que cette attente s’arrête parce que j’ai vraiment hâte d’être maman (ai-je vraiment VRAIMENT hâte ?), ou bien simplement parce que je ne supporte plus d’avoir l’impression de vivre à coté de ma vie pendant que j’attend que quelqu’un un jour sorte mon dossier d’un tiroir où il est rangé depuis DÉJÀ 2 ans ?

Premier RDV post-agrément, et réflexion sur la question des origines

Hello !!

C’est en cette semaine de joyeux déluge que nous avons revu Mme G., notre assistante sociale du Conseil général, chez nous, pour un premier entretien « post-agrément ».

Encore une fois, comme c’est presque chaque fois le cas avec ce genre de rendez-vous, nous ne savions pas du tout à quelle sauce nous allions être mangés : à peine 6 mois après notre agrément, qu’allions-nous avoir d’intéressant à dire ou à entendre concernant notre projet ? Quelles « modifications » étions-nous sensés demander concernant notre notice d’agrément. Nous n’en avions bien sur aucune, et nos démarches, durant Janvier, ne se sont soldées que par 2 nouvelles inscriptions sur des listes de 2 départements différents du notre… Et cela nous lui avions déjà dit par téléphone…

Bref, quoi qu’il en soit, nous attendions avec impatience ce rendez-vous qui serait un nouveau temps-fort de notre démarche (vu que nous sommes actuellement en « attente », ce genre de petits événements sont toujours les bienvenus pour rythmer un peu cette attente), mais aussi avec un peu d’appréhension de peur de n’avoir rien à dire et de passer donc pour un couple un peu passif et nonchalant vis-à-vis de notre projet.

Bien au contraire, le rendez-vous a été fort instructif, nous nous sommes quittés au bout d’une heure et nous aurions pu continuer à parler de notre projet pendant plusieurs heures encore. Nous avons fait un rapide tour d’horizon de là où nous en étions, et elle n’a pas été surprise de la faible avancée de notre projet si récent.

Après nous avoir dit de ne pas nous décourager car nous avions un bon dossier et que si nous n’avons toujours pas été appelé c’est aussi parce qu’ils sont bien obligés de tenir « un peu » compte du temps d’attente des dossiers avant nous, et cela se comprend aisément ; il y a aussi d’autres personnes qui attendent depuis plus de deux ou trois ans et qui méritent aussi d’avoir leur chance à leur tour. Pour autant j’aimerais bien que notre dossier ne prenne pas autant de temps, car cela est long d’attendre :(

Elle nous a ensuite mis des étoiles dans les yeux en nous racontant l’adoption d’un bébé pupille de l’état. Comment nous serions appelé. Ce que nous ferions les premiers jours avec le bébé dans sa famille d’accueil ou à la pouponnière. Au bout de combien de temps le bébé viendrait à la maison, etc etc… (autant dire que nous buvions ses paroles avec des images féeriques dans la tête). Mais elle nous a aussi parlé des risques potentiels à l’adoption, aux exigences particulières de ces enfants adoptés, tout au long de leur enfance et de leur vie, elle nous a parlé de l’impact de la « blessure primitive » que représente l’abandon… Et nous a orienté vers quelque lectures qui pourraient nous intéresser et répondre à nos questions concernant les besoins spécifiques des enfants adoptés, même si ce sont AUSSI des enfants comme tous les autres, et qu’ils n’auront pas besoin d’une éducation particulière sur de nombreux sujets ; pour autant, et ce surtout pendant les périodes de questionnement de l’enfant, il y a des attitudes, des mots, des gestes qui passent généralement inaperçue dans l’éducation d’un enfant dit « biologique » mais qui pourraient blesser un enfant adopté, lui rappeler qu’il a été abandonné un jour, et dégrader le lien qui l’unit à ses parents adoptifs.

J’ai donc immédiatement acheté les livres qu’elle nous a cités (plus quelque autres aussi). A ce jour j’ai commencé un livre vraiment TRÈS intéressant  : DESTINS DE L’ADOPTION, qui nous parle des causes des échecs d’adoption, lorsque le lien entre parents adoptifs et enfants adoptés est brisé. A cette heure je n’en suis qu’au chapitre 2. Et pourtant, ce livre a déjà remis en cause de nombreuses idées reçues que j’avais moi-même sur l’adoption (malgré le stade relativement avancé de notre réflexion sur le sujet).

J’ai notamment été très étonnée de son avis concernant la loi sur le droit d’accès aux origines, car actuellement, une loi prévoit que tous les enfants adoptés (ou non) ont le droit, dès leur majorité de connaitre leurs origines (si celles-ci ont été fournies par le géniteur) et qui autorise donc cet enfant à effectuer toutes les recherches, puis à prendre contact avec son « parent » retrouvé. Jusqu’à présent il nous avait été présenté, et nous trouvions d’ailleurs, normal que tout soit mis en oeuvre pour permettre à l’enfant adopté de retrouver sa mère biologique, comme il en fait régulièrement la demande au cours de son enfance. Mais le pedo-psychiatre auteur de ce livre nous indique, à juste titre, que la demande de retrouver sa mère biologique, exprimée par un enfant n’est en fait qu’un substitut, un retranchement, dans lequel il se réfugie lorsqu’il sent qu’il s’éloigne de sa famille adoptive, où lorsqu’il interroge la légitimité de sa famille d’adoption. En effet, dans notre société, il est fréquent, voir quotidien, d’entendre des allusions à la primauté du lien du sang, sur le lien psychique, qui unit un parent à son enfant, et surtout, une mère à son enfant. Dans notre société qui fait de la maternité un idéal de vie, une réalisation sacrée de la maternité biblique, et qui établit un lien indélébile entre une « mère biologique » et l’enfant qu’elle a porté, un enfant adopté ne peut que se demander quelle légitimité peut avoir une mère adoptive. Par conséquent, dès qu’il va être confronté à ce genre d’image, et s’il n’obtient pas de réponse satisfaisante auprès de ses parents biologique à ses questions (formulées, ou non), il va se sentir obligé de penser que quelque part, il a une « vraie » mère, sa mère biologique, auprès de laquelle un tel lien pourra vraiment exister. D’après ce livre, c’est en réponse à ce fantasme que l’enfant va avoir une volonté (et/ou obsession) de retrouver ses origines. Du coup, l’état lui-même, en favorisant ce droit depuis seulement 2002, au détriment de la liberté individuelle et la protection de l’anonymat, encourage juste ce schéma de pensée que RIEN ne remplace une « vraie » maman, alors que l’enfant qui formule une telle demande de retourner dans son pays d’origine, n’attend généralement rien d’autre qu’une confirmation que ses parents adoptifs sont bel et bien ses VRAIS parents, puisqu’eux aussi l’ont désiré, puis attendu, se sont battus pour l’avoir, et l’aiment aussi inconditionnellement qu’une mère biologique qui choisit d’élever ses enfants. Accéder directement à sa requête de recherche des origines, c’est simplement confirmer ses craintes, c’est ne plus se reconnaître complètement comme le vrai parent, c’est lui dire : « c’est vrai, il y a quelqu’un ailleurs qui t’apportera ce lien que je peux pas t’apporter ».

De mon point de vue, il n’est pas nécessairement exclu de se rendre au pays d’origine de l’enfant, mais c’est la première fois que je réfléchis à ce que cache réellement la demande d’un enfant à retrouver ses origines. J’interroge du coup d’autant plus tous les reportages que j’ai pu voir qui parlaient du besoin impérieux de certains enfants (ou adultes) de retrouver leur origines, de se confronter à leur mère biologique… Il y a certainement 2 poids 2 mesures dans ce genre de sujets ; certains ont sans doute complètement intégré leur adoption et ont juste une curiosité naturelle qui les pousse à poser des questions, et trouver des réponses, mais dans certains autres cas, cette obsession de retrouver leurs origines, sans quoi ils ne se sentent pas capables de vivre pleinement ne provient-elle pas d’un manque de légitimité de leur parents adoptifs dans l’esprit de ces adultes adoptés ? Des réponses qu’ils se sont posés enfants (encore une fois sans forcément les formuler) et auxquelles les parents adoptifs n’ont pas su répondre avec les bons mots, les bons gestes ; ceux qui rassurent et qui ne laisse aucun doute possible sur leur propre assurance d’être les VRAIS PARENTS.

Je n’en suis qu’au deuxième chapitre et j’ai déjà tant de matière sur laquelle réfléchir, que j’ai hâte de lire la suite.

Je ne peux donc que vous conseiller de le lire au plus vite si vous aussi vous vous interrogez sur l’adoption !

Bisous !

Les mois passent

Hello,

Cela fait quelque temps que je n’ai pas écrit sur ce blog. C’est vrai qu’en matière d’adoption, passé l’agrément, les événements marquants se font très rares. Le moral se maintient, mais le temps est comme suspendu. Nous sommes témoins de beaucoup de changements, de projets chez nos proches. Les ventres s’arrondissent, les chambres d’enfants se préparent, ou bien tout simplement des projets d’avenir (à 2, à 3 ou à 4) se dessinent, tandis que nous sommes impuissants devant notre projet d’adoption. Prisonniers dans une attente dont on ne connait pas le terme. Incapables du moindre projets d’avenir car nous ne savons pas du tout dire combien de temps à 2 il nous reste, ou bien si même un jour nous serons 3 (même si on y croit fort !). Ce n’est donc vraiment pas évident.

C’est très étrange car cette année, en danse nous faisons des chorégraphies sur des thèmes qui me parlent vraiment, la grossesse, la maternité, la patience (bon et l’intuition même si cela forcement est moins en rapport direct), du coup je trouve opportun de vous partager notre choré sur la patience qui illustre parfaitement mon état d’esprit en ce qui concerne cette période de ma vie.

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Parallèlement, nous continuons de prendre régulièrement contact avec le Conseil Général, et nous attendons un rendez-vous « de routine » le 27 Mai 2016 chez nous avec notre assistante sociale. Cela fait un petit peu « d’activité » on va dire, cela fait du bien et j’attend impatiemment ce rendez-vous !

A bientôt !

L’agrément, et après ?…

3 mois se sont écoulés depuis notre agrément.

Entre temps nous avons changé d’année (meilleurs vœux, tout ça tout ça). Qui dit nouvelle année, dit bilan (et pas que comptable), nouvelles résolutions, nouveaux projets… et hop on repart ! Pour nous cette année c’est d’autant plus vrai que, si 2015 avait été une année assez « simple » : la procédure d’agrément nous a accompagné et guidé tout au long de l’année, entre rendez-vous et réflexions sur notre projet, 2016 est un grand pas dans l’inconnu, avec notre agrément en poche comme seul guide. La question s’était déjà posé lors d’une réunion de l’EFA où un couple récemment agrémenté avait posé la question : « bon super on a l’agrément, mais WHAT NEXT ?? ».

De notre coté, dès le 1er Janvier nous avons envoyé un dossier à une dizaines de départements différents afin d’être également inscrit sur la liste des parents en attente d’une adoption. Les réponses ne sont généralement pas longues car sur les dix dossiers envoyés mi-Janvier, 7 nous ont déjà envoyé leur refus, 1 département a accepté notre demande, et 2 ne nous ont pas encore répondu. Au moins, nous aurons sauvé l’honneur avec un département, ce qui est déjà une victoire lorsque tout le monde nous disait que cela ne servait pas à grand-chose étant donné que tous les départements favorisent leurs propres ressortissants.

Malgré cela, nous ressentons bien cet état d’attente. L’adoption est un projet on ne sait pas quand cela arrivera. Du coup, on ne se projette pas vraiment, mais d’un autre coté, quand un projet est prévu sur l’an prochain, dans deux ans, inévitablement je me dis « tiens si ça se trouve on aura un enfant à ce moment-là »… Bref, une situation située entre le confort du rêve, et l’inconfort de l’incertitude. En attendant, on lit, on se tient informés des nouveautés intéressantes sur l’adoption. Valentin a également appelé notre département, en Janvier, histoire de leur dire où en sont nos démarches. Visiblement notre assistante sociale a été très gentille (plus que lors de ses enquêtes peut-être, à moins que ce ne soit parce que pendant les enquêtes elle nous faisait encore peur), et a rappelé que le délai ne serait vraisemblablement pas plus court de 2 ans. Elle lui aurait même dit que nous devions « rester soudés » parce que c’est un moment difficile pour beaucoup de couples (je peux le croire), et nous a prévu un rendez-vous aux alentours d’Avril.

Donc en attendant peu de choses à raconter malheureusement… on « profite » de notre vie de « jeune couple » comme disent les parents qui ne connaissent pas leur chance. Ce a quoi je répondrais bien que ce n’est pas parce qu’on n’a pas d’enfant que c’est la Saint-Valentin tous les jours à la maison. S’il y a bien un moment que je ne regretterais pas dans ma vie c’est bien la période d’attente et de lassitude, même si tout se passe bien dans ma vie et de mon couple, mais après 10 années de vie de couple, on peut pas dire que les projets foisonnent dans tous les sens et qu’on fasse péter le champagne tous les soirs non plus… Déjà que j’ai lamentablement été oubliée pour la Saint-Valentin alors bon… (snif). Du coup en ce moment je suis un peu mauvaise après les personnes qui viennent d’accoucher et qui postent déjà des photos de ce type.

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J’ai envie de dire que pour moi, après tout ce temps en couple, c’est déjà comme ça mais sans le bébé…

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Bref, je ne voulais pas finir mon article avec l’air aussi lasse, mais bon, autant ne pas faire semblant que l’attente de l’adoption c’est tout rose ! Conclusions, les parents avec enfants dépriment, les parents sans enfants dépriment, je déprime, elle déprime, nous déprimons. Si toi aussi tu t’ennuies tape dans tes mains !

Tout n’est heureusement pas tout noir car nous remettons au goût du jour quelque projets personnels, idées de travaux, et autres projets professionnels à plus long termes que nous avions délaissé un peu l’an dernier à cause de l’agrément ! On en est pas encore au tour du monde, mais quand même !

Tic tac Tic tac

Merci à tous ceux qui pensent à nous, et qui nous demandent des news! Malheureusement nous n’avons encore aucune nouvelles, bien que nous regardions les yeux brillants notre boite à lettres chaque matin et chaque soirs !

Mais je viens d’appeler le conseil général qui m’a annoncé qu’en fait, il faut compter un délai de 2 à 3 semaines avant de recevoir l’avis de la commission.

Nous nous pensions naïvement qu’à peine émise, la décision nous était envoyée illico-presto en recommandé… En fait pas du tout, car il faut qu’elle émette un avis, qui sera lu, relu et re-relu, par les travailleurs sociaux, le président de la commission, pour faire une grande boucle autours de tous les gens concernés et enfin qu’elle puisse nous être envoyée par recommandé.

Donc résultat on attend. Mais vu nos rapports, cela devrait être favorable (et ça, la Madame du pôle adoption me l’a glissé du bout des lèvres parce qu’elle a pas le droit de m’informer par téléphone).

Allez, un peu de patience !

Coup de Cœur !

Un petit coup de cœur pour ce reportage photo, sublime de la rencontre entre les parents adoptifs et leur bébé tant attendu !

Tendresse

 

Crédit Photo : « Tendresse » by Kristen Anne

Visite au domicile

Hello !

Ca y est, nous avons terminé tous nos rendez-vous avec les travailleurs sociaux (4 en tout), vendredi dernier.

Ce dernier entretien de l’assistante sociale est un peu spécial puisqu’il se déroule à domicile. J’appréhendais forcement un petit peu plus, puisqu’à la dimension « entretien pré-agrément » où l’on aborde des questions pas simples de conception de parentalité adoptive, impacts de l’abandon, etc… s’ajoute une dimension beaucoup plus terre à terre, celle du cadre de vie… et du ménage…… Autant dire que nous avons programmé des weeks-end « ménage » plusieurs jours (même semaines) avant ce rendez-vous et que pendant une semaine la moindre chaussette trouvée par terre me donnait des sueurs froides… (peut-être que j’exagère un peu).

Non pas que notre appartement soit une véritable catastrophe : c’est un bel appartement, assez grand, avec 3 chambres possibles, deux actuellement, toutes les commodités à proximité (stade, école maternelle, primaire et collège en bas de l’appartement donc que demander de mieux pour une famille ?), le ménage est… disons qu’on a largement de quoi ranger [quand on en a envie...]. En plus deux chats supers sympas qui n’attendent qu’un enfant pour jouer avec eux ; mais bon voilà, on se remet toujours en question quand il s’agit de l’agrément : et si on était en maison avec un jardin ça serait 100 fois mieux, si on avait pas d’animaux ça éviterait des inquiétudes, et si les chats n’avaient pas griffé le papier peint de l’entrée, si on avait plus de pièces, plus de place, patati patata…

De plus c’est aussi LE rendez-vous qui correspond le plus au fantasme que nous nous créons de la demande d’agrément : une réelle investigation où tous vos proches, employeurs, banquiers, médecins sont consultés et où chaque placard est inspecté dans le moindre recoin pour en vérifier la bonne conformité avec l’accueil d’un enfant… Et gare à vous si la moquette est abîmée ! Finalement c’est loin d’être ce que nous avons vécu et cette « inspection » était en fait très brève : Nous avons commencé par un « entretien » normal pour parler des besoins et attentes d’un enfant adopté et comment nous envisagions notre parentalité adoptive (un peu redondant avec l’entretien précédent avec la psychologue), puis une visite rapide : voir quelles pièces nous avons, où sera sa chambre, où est la notre… En gros : cet enfant aura-t-il de la place quelque part ?

Et puis des petites questions sur la ville : où sont les commerces, les écoles, le stade (bon là il n’y a qu’à regarder le balcon, mais bon…), est-ce que le quartier est calme, est-ce qu’on s’entend avec nos voisins, y a-t-il une vie de quartier, des cinémas, etc…

Et puis voilà, c’est terminé… Elle nous décrit la prochaine étape : nous allons devoir écrire notre lettre de fin de projet avec notre notice, tandis qu’elle et la psychologue vont écrire leur rapport, puis en Septembre on lira les rapports et on pourra demander à passer en commission, à l’issue de laquelle sera accordé ou non notre agrément.

Finalement nous avons eu un peu le sentiment que cet entretien était fait à la va-vite. Elle nous a posé des questions et ne nous laissait pas y répondre mais répondait à notre place finalement. Notre rôle était plutôt de dire « oui » ou « non », alors que d’habitude on attend de nous des réponses construites, une réflexion… Là j’avais l’impression de simplement devoir confirmer tout ce qui s’était passé jusqu’à présent, et point.

 

Ce sentiment a été nettement confirmé le lendemain quand l’assistante sociale nous a appelés concernant la rédaction de son rapport. Elle voulait juste confirmer une « petite » chose… : oui mais en fait elle avait « écrit dans ses notes » que V. n’avait pas dit à sa famille que nous adoptions … Alors que c’était parfaitement faux puisque bien sur ils sont au courant et nous soutiennent bien… Donc je ne vois pas comment elle a pu comprendre l’inverse, mais bon cela nous a bien inquiété concernant le reste du rapport… Nous avons hâte de les découvrir en Septembre, en espérant qu’il n’y ait pas eu plus de « malentendus » parce que ces rapports sont très importants, déjà pour obtenir l’agrément, mais aussi pour pouvoir avoir un bon dossier et donc avoir plus de chances de se voir confier un enfant une fois que nous aurons l’agrément…

Le « rendez-vous psy »

Voilà un deuxième rendez-vous de passé depuis la semaine dernière : le fameux rendez-vous psy.

De mémoire, c’était, avant que nous nous lancions dans la procédure, celui qui me semblait le plus « choquant ». Autant l’assistante sociale pour juger un peu de nos conditions de vie, et s’assurer que l’enfant n’allait pas dormir dans la rue, ça me paraissait plus ou moins tolérable. Mais un psy qui allait tourner et retourner mon passé, mes émotions, mon caractère et passer mon subconscient au peigne fin, pour découvrir quoi ? Que je ne suis pas une psychopathe sévère ? Que je ne vais pas passer mes journées à dire à un enfant qui n’aura rien demandé qu’il n’est qu’un vulgaire enfant adopté et que je ne l’aime pas comme s’il était le mien, à moi ?

Bref, heureusement, rien de tout cela ne s’est produit (encore heureux). La psychologue n’était pas une grincheuse à lunette, mais une jeune fille amicale (qu’on aurait pu prendre pour une étudiante vu son jeune âge). Au final nous avons tous les deux eu l’impression que c’était plutôt un rendez-vous copier-coller du premier rendez-vous avec l’assistante sociale : même question sur notre enfance respectives, les valeurs de notre éducation, qui est notre papa, qui est notre maman… Notre rencontre, et pourquoi et comment en sommes-nous arrivés à penser à l’adoption. Bref, finalement on a eu l’impression de se répeter par rapport au premier rendez-vous.

J’imagine que chacun des intervenants prendre d’avantage son rôle (le matériel pour l’assistante sociale, et le mental pour la psy) aux seconds rendez-vous, car le prochain rendez-vous avec la psy, le 15 juin, sera plus axé sur notre définition de la parentalité adoptive, et les besoins spécifique d’un enfant adopté. Et le rendez-vous avec l’assistante sociale (il faut que je l’appelle pour prendre le rendez-vous durant l’été) aura lieu chez nous, et nous devrons nous mettre un peu en situation en répondant à des questions bien précises sur « et que ferons-nous si l’enfant nous dit « ci », et si l’enfant fait « ça », et s’il arrive tel événement… ». Bref, la nous serons un peu plus poussés à anticiper notre futur rôle de parents !

D’un autre coté, je trouve que le temps passe très vite car dans normalement 2 rendez-vous nous pourrons commencer à écrire notre lettre de confirmation pour l’agrément… Et après, si notre agrément est accepté, nous en auront fini avec cette étape, ce qui est un soulagement d’un coté, mais aussi une vraie inquiétude de savoir ce qui va se passer ENSUITE. L’attente… les appels pour savoir si on est placé ou pas dans la liste des dossiers admis au conseils d’apparentement… et pour combien de temps ? 1 an ? 2 ans ? 3 ans ? 5 ans ? Je commence à avoir peur de cette longue attente, alors que là les choses bougent, l’agrément se prépare, nous avons des tas de rencontres et de rendez-vous chaque mois…

Hier nous avions aussi un rendez-vous avec l’EFA des Yvelines ou pendant 3 heures on nous a re-présenté les diverses étapes de l’adoption… Cela ne nous a pas forcément appris grand chose, mais cela a en plus eu pour effet de me faire réaliser que la période effervescente de l’agrément allait prendre fin pour laisser place à la longue traversée en pleine mer de la recherche d’enfant… où nous n’aurons rien en vue pendant longtemps jusqu’à ce que, PEUT-ÊTRE un dossier surgisse à l’horizon pour nous…

Bref, en ce milieu de période d’agrément, un léger stress commence à se faire sentir, alors que jusque là nous nous laissions guider et nous suivions la route bien tracée de l’agrément. J’ai confiance en nous et en notre projet, mais je redoute la longue attente que tous les professionnels qui nous entourent et toutes les statistiques nous laissent présager.

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Café Adoption

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Samedi dernier, nous avons participé à un petit événement organisé par l’EFA des Yvelines : Le 1er Café Adoption. Le principe est simple : un chapiteau de cirque, une cafetière, des gâteaux, des adoptants, des adoptés, des parents en attente d’agrément, ou agrémentés en attente d’enfant… et cela donne un rendez-vous très sympa avec des rencontres, des échanges d’expérience, des questions, des réponses.

Je dois dire que ce café adoption tombait vraiment à pic parce que depuis notre dernier rendez-vous avec l’Assistante Sociale, beaucoup de questions nous trottaient dans la tête (sans qu’on puisse vraiment définir quoi d’ailleurs), et rencontrer d’autres couples qui ont déjà franchi tout ça, qui ont adoptés, ou bien qui en sont au même point que nous, cela fait du bien car on comprend que l’on est pas les seuls à se poser des questions déstabilisantes, et on prend également conscience du « ET APRES …? ». Comme cette jeune femme qui devait recevoir son recommandé le jour même pour lui annoncer si oui ou non elle avait son agrément, mais qui au vu des rapports des travailleurs sociaux était plutôt confiante, mais qui me disait : « Ok mais et maintenant on a l’agrément, mais on fait quoi ? On appelle qui ? Quelle sont les prochaines étapes ? ». C’est une vraie question, et on a tellement la tête dans le guidon entre tous les entretiens que l’agrément c’est tout ce que l’on voit, alors qu’en fait ca n’est pas du tout une fin en soi, juste le début du vrai parcours et de la vraie attente. Malgré cela, on est tous les deux très excités et ce rendez-vous nous a beaucoup remonté le moral (nous a reboosté en quelque sorte). Cela nous a également permis de définir un peu plus notre notice d’agrément, notamment en terme d’âge et d’éthnie.

Concernant nos limites pour les pathologies, nous avons rendez-vous demain à l’hôpital Necker pour rencontrer un docteur qui nous aidera à en savoir plus sur toutes ces pathologies pour pouvoir faire un choix vraiment éclairé.

Nous nous sommes également inscrit pour une autre réunion organisée le 19 Mai (une semaine après notre rendez-vous avec la psychologue –> bonne précaution au cas où ce rendez-vous nous retourne le cerveau et qu’on ait encore besoin d’être réconfortés). En attendant, nous sommes encore en vacances jusqu’à lundi donc on se ressource, on dort tout le temps, on profite de ce magnifique soleil !

Assistante Sociale : le premier rendez-vous

Salut !

Ça y est, nous revenons tout juste de notre premier entretien pour notre démarche d’adoption : le rendez-vous avec l’Assistante Sociale qui avait lieu ce matin au Conseil Général.

Cela a commencé avec du retard car nous nous sommes trompés d’adresse… heureusement nous n’avions que 5 minutes de retard, nous étions parti en avance de la maison, mais bon, on espérait faire meilleure impression déjà… Heureusement, contrairement (encore) à ce que j’avais lu sur les forums où l’on tombe sur des retours d’expérience très négatifs, où l’assistante sociale est très critique, sévère etc…, nous nous sommes retrouvés face à une dame très douce et qui semblait compréhensive, même si elle ne nous disait pas forcement ce que nous désirions entendre.

Nous avons commencé l’entretien avec notre arbre généalogique. Mon chéri avait délibérément indiqué uniquement son frère, sans s’aventurer dans la famille recomposée avec ses demi-frères et sœurs, et ne pas avoir à justifier les histoires de famille qui ne regardent personne… Et forcément je suis tombée en plein dedans en sortant un magnifique « tu n’as pas mentionné tes demi-frères et sœur ? ». Et il semble qu’il avait vu juste car, même si elle nous a dit que c’était très fréquent les familles recomposées, cette histoire de demi-frère et demi-sœur à occupé plus d’une dizaine de minutes de questions et investigation : « pourquoi le père de mon homme s’est séparé ? », « pourquoi on en a pas plus parlé que ça ? », « pourquoi ci, pourquoi ça ». Résultat, l’absence d’informations concernant le précédent mariage de son père lui pose réellement problème (d’après moi cela ne nous regarde pas plus que cela, c’est pourquoi on a jamais vraiment cherché d’informations), donc là dessus, un mauvais point pour moi, j’aurais mieux fait de me taire.

Mis à part cela, nous avons chacun notre tour parlé de notre enfance, des valeurs qui nous ont été inculquées, ce que l’on a retenu de notre éducation finalement en positif et en négatif, et notre vision de l’éducation de nos enfants : notamment ce que l’on reproduirait de notre éducation et ce que nous souhaiterions ne pas reproduire. La dessus, elle n’a fait aucun commentaire, j’imagine que nous avons les mêmes visions de l’éducation et des valeurs qui sont importantes à nos yeux.

Nous avons pu finalement aboutir sur le sujet de notre rencontre, la raison de notre adoption et également de nos choix concernant notre projet : combien d’enfants ? quelles origines ? quel âge ? quel état de santé général ?

C’est un sujet complexe, surtout que nous avons pertinemment qu’il y a ce que l’on peut souhaiter (un enfant ou une fratrie, si possible pupille de l’état, jeunes – c’est à dire entre 0 et 2 ans, et en bonne santé) et ce qui est cohérent avec une démarche qui a des chances d’aboutir.

Étrangement, elle n’avait pas l’air particulièrement emballée avec notre idée d’adopter une fratrie, en nous disant que ce n’était pas le plus logique pour nous qui sommes jeunes et qui avons le temps de faire des démarches d’agrément une fois que nous aurons déjà eu une première adoption. Pour ma part je m’étais vraiment faite à l’idée d’adopter une fratrie, mais j’avoue que j’y ai pensé PARCE QUE j’avais cru comprendre que beaucoup de fratries sont a adopter et ne peuvent pas être divisées, et donc forcément il y a moins de parents prêts à les adopter qu’un enfant tout seul. L’assistante sociale ne nous a pas du tout approuvé sur ce terrain là et nous a dit que généralement, notamment en France il n’y a pas de fratries adoptable, et surtout qu’à l’étranger c’est surtout le fait que ces enfants soient déjà grand et/ou en mauvaise santé qui rend plus difficile leur adoption. De plus dire : un ou deux enfants est assez négatif dans le dossier. Je pense qu’il y a là un choix que nous allons devoir faire et sur lequel nous allons devoir discuter.

De plus, concernant les origines, c’est également difficile d’en discuter car c’est là que nous devons parler d’un sujet qui nous met assez mal à l’aise, notamment, disons le clairement la couleur de peau. Donc on est rapidement obligé de répondre à la question : Voulez-vous un enfant noir ?

Pour ma part je trouve difficile de répondre à cette question car c’est pour moi le premier geste d’un choix d’enfant sur catalogue. Bien sur, nous savons que l’enfant ne nous ressemblera pas, bien sur nous ne sommes pas racistes, bien sur que dès que je verrais mon enfant, quel que soit son physique je l’aimerais tout de suite comme mon propre enfant. Mais je n’assume pas de devoir répondre par oui ou par non à cette question, c’est notre hésitation qui a un peu chamboulé l’assistante sociale. Et je peux le comprendre, mais bon nous allons devoir discuter clairement de ce que nous faisons, où pas.

Et puis ensuite est venu le temps de discuter des problèmes de santé. Là aussi le sujet est vaste et non moins gênant car c’est un peu culpabilisant de dire que nous souhaitons un enfant, mais non aux trisomiques, non aux poly-handicapés, non aux enfants atteints du sida… Donc nous avons répondu un peu à coté de cette question car devant le vaste choix de maladies que nous pouvons souhaiter ou non, elle nous a orienté vers deux médecins spécialistes des maladies pour l’adoption et nous ne sommes pas surs que nous souhaitions vraiment aller les rencontrer car cela revient vraiment à CHOISIR un enfant pour son état de santé. Je dois avouer que ce n’est pas comme cela que je vois ma vie de parent, du moins pas dans l’immédiat. Cela demande un peu de réflexion également. Je ne sais pas si nous allons voir l’un de ces médecins pour échanger sur tous ces sujets où si nous allons nous contenter de dire « un enfant en bonne santé point barre »…

Forcément, cela n’a pas répondu à sa question de ce que nous souhaitons et nous avons finalement convenu qu’il nous faudrait un petit peu plus de temps pour réfléchir à ces questions. Elle a résumé cette situation en nous disant : « Je vois bien que vous êtes extrêmement motivés et que vous avez un désir d’enfant très fort, mais pour moi votre projet n’est pas encore assez abouti et il faut que vous y réfléchissiez très sérieusement avant notre prochain rendez-vous ». Il faut reconnaître qu’elle n’a pas tort, donc nous allons attendre les autres rendez-vous et nous rappellerons l’assistante sociale quand nous aurons bien mûri notre réflexion.

Pour ma part j’aimerais bien échanger avec d’autres couples qui ont été confrontés à ces mêmes difficultés à définir précisément ce qu’ils souhaitaient. Je vais peut-être contacter l’association de l’EFA pour avoir quelques échanges. Justement le 11 Avril, il y a un « Café Adoption » rassemblant des couples dans notre cas où ayant été dans notre cas, dans les Yvelines et nous allons y aller pour pouvoir échanger la dessus. J’ai déjà hâte d’y être !

Finalement le bilan de ce rendez-vous est plutôt positif, cela nous a beaucoup motivés, et nous a ouvert les yeux sur certaines choses que nous avions un peu occultées (ou que l’on se disait « on y pensera plus tard »), mais on réalise que nous sommes vraiment au coeur du projet, et si nous voulons que cela aboutisse on va vraiment devoir y mettre du notre. Maintenant, rendez-vous le 11 mai avec le psychologue, pour un autre rendez-vous pour lequel nous ne savons toujours pas à quelle sauce nous allons être mangés cette fois.

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