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Le « rendez-vous psy »

Voilà un deuxième rendez-vous de passé depuis la semaine dernière : le fameux rendez-vous psy.

De mémoire, c’était, avant que nous nous lancions dans la procédure, celui qui me semblait le plus « choquant ». Autant l’assistante sociale pour juger un peu de nos conditions de vie, et s’assurer que l’enfant n’allait pas dormir dans la rue, ça me paraissait plus ou moins tolérable. Mais un psy qui allait tourner et retourner mon passé, mes émotions, mon caractère et passer mon subconscient au peigne fin, pour découvrir quoi ? Que je ne suis pas une psychopathe sévère ? Que je ne vais pas passer mes journées à dire à un enfant qui n’aura rien demandé qu’il n’est qu’un vulgaire enfant adopté et que je ne l’aime pas comme s’il était le mien, à moi ?

Bref, heureusement, rien de tout cela ne s’est produit (encore heureux). La psychologue n’était pas une grincheuse à lunette, mais une jeune fille amicale (qu’on aurait pu prendre pour une étudiante vu son jeune âge). Au final nous avons tous les deux eu l’impression que c’était plutôt un rendez-vous copier-coller du premier rendez-vous avec l’assistante sociale : même question sur notre enfance respectives, les valeurs de notre éducation, qui est notre papa, qui est notre maman… Notre rencontre, et pourquoi et comment en sommes-nous arrivés à penser à l’adoption. Bref, finalement on a eu l’impression de se répeter par rapport au premier rendez-vous.

J’imagine que chacun des intervenants prendre d’avantage son rôle (le matériel pour l’assistante sociale, et le mental pour la psy) aux seconds rendez-vous, car le prochain rendez-vous avec la psy, le 15 juin, sera plus axé sur notre définition de la parentalité adoptive, et les besoins spécifique d’un enfant adopté. Et le rendez-vous avec l’assistante sociale (il faut que je l’appelle pour prendre le rendez-vous durant l’été) aura lieu chez nous, et nous devrons nous mettre un peu en situation en répondant à des questions bien précises sur « et que ferons-nous si l’enfant nous dit « ci », et si l’enfant fait « ça », et s’il arrive tel événement… ». Bref, la nous serons un peu plus poussés à anticiper notre futur rôle de parents !

D’un autre coté, je trouve que le temps passe très vite car dans normalement 2 rendez-vous nous pourrons commencer à écrire notre lettre de confirmation pour l’agrément… Et après, si notre agrément est accepté, nous en auront fini avec cette étape, ce qui est un soulagement d’un coté, mais aussi une vraie inquiétude de savoir ce qui va se passer ENSUITE. L’attente… les appels pour savoir si on est placé ou pas dans la liste des dossiers admis au conseils d’apparentement… et pour combien de temps ? 1 an ? 2 ans ? 3 ans ? 5 ans ? Je commence à avoir peur de cette longue attente, alors que là les choses bougent, l’agrément se prépare, nous avons des tas de rencontres et de rendez-vous chaque mois…

Hier nous avions aussi un rendez-vous avec l’EFA des Yvelines ou pendant 3 heures on nous a re-présenté les diverses étapes de l’adoption… Cela ne nous a pas forcément appris grand chose, mais cela a en plus eu pour effet de me faire réaliser que la période effervescente de l’agrément allait prendre fin pour laisser place à la longue traversée en pleine mer de la recherche d’enfant… où nous n’aurons rien en vue pendant longtemps jusqu’à ce que, PEUT-ÊTRE un dossier surgisse à l’horizon pour nous…

Bref, en ce milieu de période d’agrément, un léger stress commence à se faire sentir, alors que jusque là nous nous laissions guider et nous suivions la route bien tracée de l’agrément. J’ai confiance en nous et en notre projet, mais je redoute la longue attente que tous les professionnels qui nous entourent et toutes les statistiques nous laissent présager.

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Café Adoption

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Samedi dernier, nous avons participé à un petit événement organisé par l’EFA des Yvelines : Le 1er Café Adoption. Le principe est simple : un chapiteau de cirque, une cafetière, des gâteaux, des adoptants, des adoptés, des parents en attente d’agrément, ou agrémentés en attente d’enfant… et cela donne un rendez-vous très sympa avec des rencontres, des échanges d’expérience, des questions, des réponses.

Je dois dire que ce café adoption tombait vraiment à pic parce que depuis notre dernier rendez-vous avec l’Assistante Sociale, beaucoup de questions nous trottaient dans la tête (sans qu’on puisse vraiment définir quoi d’ailleurs), et rencontrer d’autres couples qui ont déjà franchi tout ça, qui ont adoptés, ou bien qui en sont au même point que nous, cela fait du bien car on comprend que l’on est pas les seuls à se poser des questions déstabilisantes, et on prend également conscience du « ET APRES …? ». Comme cette jeune femme qui devait recevoir son recommandé le jour même pour lui annoncer si oui ou non elle avait son agrément, mais qui au vu des rapports des travailleurs sociaux était plutôt confiante, mais qui me disait : « Ok mais et maintenant on a l’agrément, mais on fait quoi ? On appelle qui ? Quelle sont les prochaines étapes ? ». C’est une vraie question, et on a tellement la tête dans le guidon entre tous les entretiens que l’agrément c’est tout ce que l’on voit, alors qu’en fait ca n’est pas du tout une fin en soi, juste le début du vrai parcours et de la vraie attente. Malgré cela, on est tous les deux très excités et ce rendez-vous nous a beaucoup remonté le moral (nous a reboosté en quelque sorte). Cela nous a également permis de définir un peu plus notre notice d’agrément, notamment en terme d’âge et d’éthnie.

Concernant nos limites pour les pathologies, nous avons rendez-vous demain à l’hôpital Necker pour rencontrer un docteur qui nous aidera à en savoir plus sur toutes ces pathologies pour pouvoir faire un choix vraiment éclairé.

Nous nous sommes également inscrit pour une autre réunion organisée le 19 Mai (une semaine après notre rendez-vous avec la psychologue –> bonne précaution au cas où ce rendez-vous nous retourne le cerveau et qu’on ait encore besoin d’être réconfortés). En attendant, nous sommes encore en vacances jusqu’à lundi donc on se ressource, on dort tout le temps, on profite de ce magnifique soleil !

L’adoption, ou apprendre la tolérance…

Hello !

Joyeuses pâques à toi !! J’espère que les cloches t’ont apporté des tas de petits œufs délicieux !! Nous nous avons eu la chance d’en avoir pas mal… qui ont finalement fondu sur la table de la cuisine en une matinée :( … mais qui restent excellents (même si mon petit lapin ne ressemble plus à rien).

Samedi soir était une soirée plutôt spéciale car c’était l’anniversaire de ma petite sœurette chérie et nous nous sommes retrouvés en famille au restaurant. Ce fût donc bien sur l’occasion d’échanger sur le rendez-vous de mercredi, qui n’avait toujours pas fini de me travailler (drôle d’ambiance pour un anniversaire, mais bon tout le monde se sent bien sur concerné par notre démarche, et cela attire aussi beaucoup de curiosité car, finalement, qui sait réellement comment se passe une adoption, tant qu’on y est pas encore passé ?).

Beaucoup de sujets ont été mis sur la table à cette occasion, notamment celui qui nous fait beaucoup réfléchir : les choix des critères pour l’agrément (nombre d’enfants, âges, origines, pathologies et particularités…). Je suis toujours un peu choquée de comprendre que le niveau de tolérance d’à peu près tous mes proches est proche de 0. Le choix de l’âge, du nombre, et éventuellement des origines ne semble en rien les choquer mais quand il s’agit d’aborder le sujet des pathologies, leur réaction immédiate est de dire de ne même pas y jeter un coup d’œil et de se concentrer uniquement sur des enfants en parfait état de santé. Le sujet est vraiment très personnel et je peux comprendre cette réaction, surtout quand aujourd’hui la société impose la maternité comme un événement sacré et toujours représenté comme quelque chose de parfait (voyons nous autre chose qu’un beau bébé blanc étincelant aux grands yeux bleus et pétillants de santé sur les couvertures de magazines ou les publicités). Pour tout le monde l’enfant doit incarner la perfection et c’est un réel déshonneur que de donner naissance à un enfant qui ne colle pas parfaitement à cette représentation. Cela fait vraiment beaucoup réfléchir au sens que nous donnons à l’acte d’être parent et je suis très étonnée de la réaction de mes proches qui ont pourtant vécu près de moi, qui suis atteinte de plusieurs pathologies, je pensais être un bon exemple que l’on peut avoir des problèmes de santé génétiques sans que cela ne soit trop dérangeant pour la vie de famille.

Le rapport également à la productivité attendue de l’être humain. Ma grand-mère elle-même m’a tout de même laissé entendre qu’une personne avec une pathologie lourde et handicapante dans la vie de tout les jours n’a malheureusement pas vraiment sa place dans la société, et de me citer qu’elle n’aurait pas supporté que ses enfants ait un handicapé mais surtout que si elle même en vieillissant perdait ses facultés (notamment la vue par exemple), elle préférerait partir parce qu’elle « ne servirait plus à rien » (autant dire que je vais surveiller de près ses résultats de santé !). Outre l’idée que si l’on m’a éduqué avec ces idées, il n’est pas étonnant que je me soies plus que haïs pendant une dizaine d’années à cause de mes maladies, cette idée qu’un enfant handicapé (ou une personne handicapée) ne sert à rien m’a fait beaucoup réfléchir :

A quoi sert une personne ? (autrement dit : Quelle pression va-t-on mettre sur les épaules d’un enfant pour qu’il grandisse « normalement » ?)

Beaucoup d’autres petites phrases et expression lourdes de sens ont été citées et me font beaucoup réfléchir. Je n’ai pas encore un avis tranché sur la question, et je ne connais pas mes limites en terme de « tolérance » du handicap d’un enfant que j’adopterais, notamment aujourd’hui pour notre première adoption, mais je suis sure de ne pas partager les convictions de mes proches à ce sujet. Qu’aurait-il advenu de moi si j’étais née autiste, ou si je ne pouvais pas marcher, ou si j’étais sourde, etc… Aurais-je été stimulée autant que je l’ai été par ma famille qui me verrait comme « l’enfant de leur malheur ». Est-ce que ma grand-mère m’aurait pris pour les vacances avec mes cousins et ma sœur ? Est-ce qu’on aurait pris autant de temps pour bien m’élever qu’on ne l’a fait dans ma jeunesse ? Je ne suis pas étonnée de voir qu’autant de petits enfants handicapés restent si dépendants si depuis le début ils sont considérés comme une « cause perdue », alors que certains handicapés parviennent à s’intégrer, à travailler ou à vivre seuls en autonomie (et y mettent un point d’honneur). Est-ce que ceux-là sont juste « plus chanceux » où les y a-t-on aidé en les traitant comme le reste de leur fratrie ?

C’est vrai qu’il n’y a que dans l’adoption que l’on aborde ce type de sujet et que l’on peut s’y préparer (qui serait assez déplacé pour dire à une femme enceinte : et si il est handicapé tu l’aimeras quand même ?) mais est-ce que justement ce ne serait pas une bonne question à se poser pour tout parent ? Parce que même s’il n’est pas souhaitable et que tous rêvent d’un enfant parfait, le risque existe et à ce moment, soit l’on se considère comme les plus malheureux du monde, soit l’on accepte et on vit (on peut même aimer) sa vie de parent, différente de celle que l’on avait imaginée, mais je pense tout aussi riche de découvertes et d’ouvertures.

Tout cela pour dire que la tolérance est un vaste sujet qui nous fait beaucoup réfléchir en ce moment. Nous avons rendez-vous dans une semaine à l’hôpital Necker pour discuter des différentes pathologies existantes en adoption et fixer nos limites, pour notre première adoption, déjà, puis pour les éventuelles adoptions suivantes, où il sera sans doute nécessaire d’être plus ouverts et plus tolérants.

A ce titre j’ai lu plusieurs beaux livres sur des sujets divers et variés et que je ne peux que conseiller pour s’ouvrir à la tolérance vis-à-vis de ses enfants, et auquels je pense beaucoup en ce moment.

- Ce n’est pas toi que j’attendais, de Fabien Toulmé, que nous avons lu en couple avec beaucoup d’émotion !

- Je suis né un jour bleu, de Daniel Tammet

Et des tas d’autres que je n’ai plus en tête déjà… Mais je le conseille à tous ceux qui suivent notre démarche et qui se questionnent un peu sur la différence (en plus d’être des livres passionnant et bien écrits).

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Assistante Sociale : le premier rendez-vous

Salut !

Ça y est, nous revenons tout juste de notre premier entretien pour notre démarche d’adoption : le rendez-vous avec l’Assistante Sociale qui avait lieu ce matin au Conseil Général.

Cela a commencé avec du retard car nous nous sommes trompés d’adresse… heureusement nous n’avions que 5 minutes de retard, nous étions parti en avance de la maison, mais bon, on espérait faire meilleure impression déjà… Heureusement, contrairement (encore) à ce que j’avais lu sur les forums où l’on tombe sur des retours d’expérience très négatifs, où l’assistante sociale est très critique, sévère etc…, nous nous sommes retrouvés face à une dame très douce et qui semblait compréhensive, même si elle ne nous disait pas forcement ce que nous désirions entendre.

Nous avons commencé l’entretien avec notre arbre généalogique. Mon chéri avait délibérément indiqué uniquement son frère, sans s’aventurer dans la famille recomposée avec ses demi-frères et sœurs, et ne pas avoir à justifier les histoires de famille qui ne regardent personne… Et forcément je suis tombée en plein dedans en sortant un magnifique « tu n’as pas mentionné tes demi-frères et sœur ? ». Et il semble qu’il avait vu juste car, même si elle nous a dit que c’était très fréquent les familles recomposées, cette histoire de demi-frère et demi-sœur à occupé plus d’une dizaine de minutes de questions et investigation : « pourquoi le père de mon homme s’est séparé ? », « pourquoi on en a pas plus parlé que ça ? », « pourquoi ci, pourquoi ça ». Résultat, l’absence d’informations concernant le précédent mariage de son père lui pose réellement problème (d’après moi cela ne nous regarde pas plus que cela, c’est pourquoi on a jamais vraiment cherché d’informations), donc là dessus, un mauvais point pour moi, j’aurais mieux fait de me taire.

Mis à part cela, nous avons chacun notre tour parlé de notre enfance, des valeurs qui nous ont été inculquées, ce que l’on a retenu de notre éducation finalement en positif et en négatif, et notre vision de l’éducation de nos enfants : notamment ce que l’on reproduirait de notre éducation et ce que nous souhaiterions ne pas reproduire. La dessus, elle n’a fait aucun commentaire, j’imagine que nous avons les mêmes visions de l’éducation et des valeurs qui sont importantes à nos yeux.

Nous avons pu finalement aboutir sur le sujet de notre rencontre, la raison de notre adoption et également de nos choix concernant notre projet : combien d’enfants ? quelles origines ? quel âge ? quel état de santé général ?

C’est un sujet complexe, surtout que nous avons pertinemment qu’il y a ce que l’on peut souhaiter (un enfant ou une fratrie, si possible pupille de l’état, jeunes – c’est à dire entre 0 et 2 ans, et en bonne santé) et ce qui est cohérent avec une démarche qui a des chances d’aboutir.

Étrangement, elle n’avait pas l’air particulièrement emballée avec notre idée d’adopter une fratrie, en nous disant que ce n’était pas le plus logique pour nous qui sommes jeunes et qui avons le temps de faire des démarches d’agrément une fois que nous aurons déjà eu une première adoption. Pour ma part je m’étais vraiment faite à l’idée d’adopter une fratrie, mais j’avoue que j’y ai pensé PARCE QUE j’avais cru comprendre que beaucoup de fratries sont a adopter et ne peuvent pas être divisées, et donc forcément il y a moins de parents prêts à les adopter qu’un enfant tout seul. L’assistante sociale ne nous a pas du tout approuvé sur ce terrain là et nous a dit que généralement, notamment en France il n’y a pas de fratries adoptable, et surtout qu’à l’étranger c’est surtout le fait que ces enfants soient déjà grand et/ou en mauvaise santé qui rend plus difficile leur adoption. De plus dire : un ou deux enfants est assez négatif dans le dossier. Je pense qu’il y a là un choix que nous allons devoir faire et sur lequel nous allons devoir discuter.

De plus, concernant les origines, c’est également difficile d’en discuter car c’est là que nous devons parler d’un sujet qui nous met assez mal à l’aise, notamment, disons le clairement la couleur de peau. Donc on est rapidement obligé de répondre à la question : Voulez-vous un enfant noir ?

Pour ma part je trouve difficile de répondre à cette question car c’est pour moi le premier geste d’un choix d’enfant sur catalogue. Bien sur, nous savons que l’enfant ne nous ressemblera pas, bien sur nous ne sommes pas racistes, bien sur que dès que je verrais mon enfant, quel que soit son physique je l’aimerais tout de suite comme mon propre enfant. Mais je n’assume pas de devoir répondre par oui ou par non à cette question, c’est notre hésitation qui a un peu chamboulé l’assistante sociale. Et je peux le comprendre, mais bon nous allons devoir discuter clairement de ce que nous faisons, où pas.

Et puis ensuite est venu le temps de discuter des problèmes de santé. Là aussi le sujet est vaste et non moins gênant car c’est un peu culpabilisant de dire que nous souhaitons un enfant, mais non aux trisomiques, non aux poly-handicapés, non aux enfants atteints du sida… Donc nous avons répondu un peu à coté de cette question car devant le vaste choix de maladies que nous pouvons souhaiter ou non, elle nous a orienté vers deux médecins spécialistes des maladies pour l’adoption et nous ne sommes pas surs que nous souhaitions vraiment aller les rencontrer car cela revient vraiment à CHOISIR un enfant pour son état de santé. Je dois avouer que ce n’est pas comme cela que je vois ma vie de parent, du moins pas dans l’immédiat. Cela demande un peu de réflexion également. Je ne sais pas si nous allons voir l’un de ces médecins pour échanger sur tous ces sujets où si nous allons nous contenter de dire « un enfant en bonne santé point barre »…

Forcément, cela n’a pas répondu à sa question de ce que nous souhaitons et nous avons finalement convenu qu’il nous faudrait un petit peu plus de temps pour réfléchir à ces questions. Elle a résumé cette situation en nous disant : « Je vois bien que vous êtes extrêmement motivés et que vous avez un désir d’enfant très fort, mais pour moi votre projet n’est pas encore assez abouti et il faut que vous y réfléchissiez très sérieusement avant notre prochain rendez-vous ». Il faut reconnaître qu’elle n’a pas tort, donc nous allons attendre les autres rendez-vous et nous rappellerons l’assistante sociale quand nous aurons bien mûri notre réflexion.

Pour ma part j’aimerais bien échanger avec d’autres couples qui ont été confrontés à ces mêmes difficultés à définir précisément ce qu’ils souhaitaient. Je vais peut-être contacter l’association de l’EFA pour avoir quelques échanges. Justement le 11 Avril, il y a un « Café Adoption » rassemblant des couples dans notre cas où ayant été dans notre cas, dans les Yvelines et nous allons y aller pour pouvoir échanger la dessus. J’ai déjà hâte d’y être !

Finalement le bilan de ce rendez-vous est plutôt positif, cela nous a beaucoup motivés, et nous a ouvert les yeux sur certaines choses que nous avions un peu occultées (ou que l’on se disait « on y pensera plus tard »), mais on réalise que nous sommes vraiment au coeur du projet, et si nous voulons que cela aboutisse on va vraiment devoir y mettre du notre. Maintenant, rendez-vous le 11 mai avec le psychologue, pour un autre rendez-vous pour lequel nous ne savons toujours pas à quelle sauce nous allons être mangés cette fois.

Le complexe de la copine moche

Je commence la semaine avec un billet plutôt mitigé (on dira « comme un lundi ») suite à un week-end rempli de remises en causes et de questionnements.

Je te rassures, je n’ai pas fait que cela de mon week-end (Saint-Valentin, geekage en Azeroth, tout ça tout ça…). Mais finalement, je n’ai pas pu résister à trop réflechir. Surtout que le stress (un peu) de l’envoi du dossier d’agrément me fait me poser beaucoup de questions (est-ce que ça va marcher ? est-ce qu’on a rien oublié ? dans quoi est-ce qu’on s’embarque là ? et puis franchement avec tout ce désordre dans l’appartement est-ce qu’on va vraiment nous confier des enfants ??)

Bref remise en cause générale sans trop savoir pourquoi, sans pour autant être triste car en fait je suis très contente qu’on en soit là ! Je me sens un peu comme « administrativement enceinte » : le projet d’enfant est clairement défini, on a mis le train en marche, on attend les prochains rendez-vous pour faire le point sur notre projet, … Surtout que la durée de 9 mois pour obtenir un agrément, même si on sait bien que l’agrément ce n’est pas l’enfant (mais déjà une belle étape de franchie), c’est très symbolique !

Mais voilà, nous semblons faire face à une sorte d’incompréhension générale. Incompréhension polie, mais très perceptible. Je m’y attendais, je sais que cela sera toujours un peu comme ça. Je l’ai déjà noté ici même dans un post de 2010 (autant dire que j’appréhendais depuis longtemps), mais je le constate bel et bien. Une démarche d’adoption, loin de l’image de joie et de bonheur qu’évoque une grossesse, évoque plutôt un fil de pensées négatif : infertilité, malheur, dépression, difficulté, résignation … Et les gens s’imaginent d’une façon ou d’une autre que nous ne pouvons pas être en paix avec nous-même, que nous sommes quelque part malheureux PARCE QUE nous ne pouvons pas faire un enfant, et nous recevons plutôt des messages d’encouragements (voire de condoléances) que de félicitations lorsque nous annonçons que nous adoptons. OR non, nous sommes pourtant heureux et la démarche de l’adoption me plait, nous avons « toujours » (comprendre « depuis longtemps ») vécu dans cette idée et nous attendions impatiemment d’en arriver là donc OUI nous sommes VRAIMENT heureux, mais cela n’est pas forcément compatible avec l’idée que se font les gens de l’adoption.

Finalement, j’ai beaucoup de mal a en parler avec certaines personnes, notamment celles qui sont enceintes, ou qui l’ont été ou qui projettent de l’être (beaucoup de femmes finalement) car leurs réactions me ramènent à ce « complexe de la copine moche ». Celle dont la vie nous semble bien triste a coté de la nôtre (si triste qu’on se demande comment on ferait si on était à sa place) et finalement il est bon de parler avec elle car cela nous rappelle combien notre vie est finalement pas si mal. Me répondre : « si tu as besoin je suis là » quand j’annonce que je vais adopter, c’est comme dire à une femme enceinte « je suis vraiment VRAIMENT désolée pour toi… ». Il y a peut-être 2 ou 3 personnes qui nous ont souhaité « Félicitations ! » (ce qui se prête au contexte d’un projet d’enfant, finalement).

Et finalement, leur décrire la démarche quand ils nous posent la question, ne fait que ressortir d’avantage un certain dégoût qu’ils ont pour cette procédure. Le fait de faire une « lettre de motivation », de rencontrer des psychologues ou des assistantes sociales sont pour eux des choses qu’ils ne toléreraient pas dans leur projet d’enfants. Encore une fois, je passe pour la copine moche sur qui ils se reposent plus ou moins inconsciemment pour se dire : « au moins j’ai la chance de ne pas avoir à passer par là ».

J’en ris un peu avec eux, mais au fond cela me blesse. Déjà parce que personne n’aime être la copine moche, que je me suis suffisamment sentie complexée et inférieure aux autres femmes pendant très longtemps et que j’ai réussi à m’en sortir quand même, et puis parce que, pour moi, c’est « CA » notre projet d’enfant. Elles, elles voient des gynécologues, des sages-femmes, des médecins, des laboratoires d’analyses, elles utilisent des pilules pour augmenter leur fécondité, des tests de grossesses ; Moi je vois des assistantes sociales, des psychologues, des OAA, le Conseil Général, je remplis des dossiers et je fais une lettre de motivation… C’est CA notre projet. C’est comme ça ma vie.

Quand on me dit « C’est vraiment pas normal de vous demander de voir des psy, et de remplir une lettre de motivation », je ne peux m’empêcher de penser que certaines personnes feraient bien de demander un conseil psychologique ou même se poser la question de « pourquoi voulons-nous cet enfant » avant de tomber enceinte. Une amie m’a déjà dit que j’avais de la « chance, car si elle était stérile son homme la quitterais, parce que la famille c’est trop important à ses yeux ». Aujourd’hui ils sont mariés et ont un enfant, et je me demande encore comment peut-on se marier avec un homme dont on pense cela ?? Elle, elle me l’a dit, mais combien le pensent sans forcement (se) l’avouer ? Je suis heureuse de savoir que mon chéri m’aime pour autre chose que ma capacité à procréer et je pense que tout le monde devrais pouvoir se dire la même chose, mais je pense que dans mon entourage personne n’en est finalement sur à 100%. Et c’est sans doute un peu cela que se disent en silence toutes les « copines moches » de la terre.

Dossier d’Adoption : l’Envoi

Après deux longues semaines de lecture, préparation, remplissage, récolte de documents administratifs (le plus long ayant finalement été la réception de l’acte de naissance de l’homme), nous avons finalement complété notre dossier de demande d’agrément, et nous l’avons envoyé en Recommandé hier !

Cela commençait à me tarder d’envoyer ce dossier. Deux semaines cela peut sembler court mais cela m’a semblé interminable car c’est la date de réception du dossier par le Conseil Général qui lance le début du délai de 9 mois maximum avant l’obtention d’un agrément, et du coup c’était important que nous ne perdions pas de temps dans l’administratif. De notre coté, le dossier était rempli le lendemain ou le surlendemain du rendez-vous d’information, mais pour obtenir les actes de naissance par courrier cela a été long ; il aurait été plus simple d’y consacrer un Samedi pour aller les chercher dans nos mairies de naissance respectives… Enfin bon, le courrier est finalement parti, et il a bien été reçu aujourd’hui ! Ce qui me soulage beaucoup et j’attend avec impatience la suite des événements !

La visite médicale

Hello !

Lundi matin le réveil à sonné comme d’habitude, mais pour une fois, ce n’était pas pour aller au travail ! Non, ce lundi 2 février, nous avions un rendez-vous pour obtenir le certificat médical chez un médecin agréé par le Conseil Général pour notre dossier d’adoption. Bon, un certificat médical ca n’est pas la mort, n’est-ce pas, mais malgré tout, j’étais un peu angoissée car je me disais qu’avec ma petite carence en fer, et surtout mon ALD pour la RCH il allait à coup sur me poser des tas de question, et pourquoi pas demander des prises de sang, des examens complémentaires, etc… Et qui dit examen dit rendez-vous chez un spécialiste, et donc mois et mois d’attente avant d’obtenir un rendez-vous… Et là, l’obtention du certificat médical deviendrait une Quête du Saint Grâal, voir même UN CONTRE -INDICATION ? (oui je sais je m’emballe assez vite dans la paranoïa…).

Donc j’y suis allée sans être trop sure de ce qui m’attendait.

En arrivant là bas, nous avons attendu 5 minutes avec notre dossier d’adoption dans les mains et le médecin est venu nous chercher.

Il nous demande :

- Alors, c’est pour quoi ?

Errrr… par où commencer. Il nous faut un certificat médical pour une adoption concrètement. Et là où tu t’attend à ce qu’il prépare passivement son stetoscope ou son tensiomètre, en fait il s’affale dans son siège en nous sortant d’un air compatissant que nous sommes bien jeune pour devoir affronter un tel périple. Que nous ne sommes qu’au début de nos problèmes… Que pleins d’ennuis, de difficultés nous attendent… Et même qu’on va devoir ACHETER des enfants au Brésil, ce qui semble le dégoûter.

Et en l’écoutant je me suis mise à penser beaucoup, BEAUCOUP de choses (dans le désordre) : mais BORDEL pour qui il se prend ? Il nous teste ou quoi ? Quel est le con qui l’a fait agréer par le Conseil Général pour dire des trucs si laids à des gens qui veulent adopter ? En fait il doit VRAIMENT nous tester… Bon il faut pas sortir de ses gonds, juste continuer de sourire en disant : oui oui on a eu le temps d’y réfléchir, on est prêt… Pour le coup c’est lui qui a pas l’air bien dans ses baskets avec son air déprimé. Mon petit gars, j’espère que tu n’auras jamais besoin de passer par l’adoption car pour l’image que tu en as tu vas jamais t’en remettre ça c’est sur…

Bref à un moment, tout en continuant de nous parler de tous les problèmes de santé que les enfants Brésiliens peuvent avoir il nous sort un certificat médical attestant qu’on a les conditions physiques et psychologiques adéquat pour adopter. Pas même un « ouvrez la bouche, tirez la langue ».

Bref, en 5 minutes nous voilà sorti de son cabinet avec le précieux certificat (qui ne vaut strictement rien à mon sens, mais qui veut tout dire pour le Conseil Général). A ce train, j’ai vraiment hâte de voir les 5 prochains rendez-vous avec les psychologues et les assistantes sociales… (OU PAS !)

La réunion d’information

Ca y est, avant hier la réunion tant attendue est arrivée. Il s’agit de la première réunion à laquelle tout couple (ou personne) souhaitant adopter doit obligatoirement se rendre. Ce rendez-vous obligatoire est une réunion d’information pour l’obtention de l’agrément en vue d’une adoption.
Comme je l’avais expliqué précédemment j’avais quelque craintes vis à vis de cette réunion à cause des différents témoignages que j’ai pu lire sur des blogs, qui abordait ce rendez-vous comme un moment pénible et quasiment démotivant… Finalement, peut-être à cause du fait que nous nous attendions au « pire », nous sommes ressortis de cette réunion soulagés et même motivés ! C’est pourquoi je suis contente de pouvoir raconter mon expérience qui est un peu différente de celle que j’ai lu sur d’autres blogs…

Donc cette réunion à lieu au conseil général du département (Yvelines pour nous), et donc nous avions rendez-vous à Versailles à 14h. Etant précisé sur la convocation qu’il était très difficile de se garer nous avons préféré, une fois n’est pas coutume, de partir bien en avance. En plus, nous n’avons eu aucun mal à nous trouver une place dans la rue du lieu de rendez-vous donc nous étions là 3/4 d’heure en avance. Tant pis, nous avons décidé de nous y rendre tranquillement pour explorer les lieux.
Là-bas, des gens passaient près de la loge de l’accueil, qui semblaient habitués du coin, nous avons donc demandé ou se trouvait notre salle de rendez-vous. Ils nous ont indiqué la salle et la cafétéria où nous pourrions attendre. Je ne sais pas si c’est moi qui imaginais des choses mais j’avais vraiment l’impression que l’on nous regardait avec une certaine curiosité. Je me demandais vraiment ce qui pouvait se passer dans leur tête, on en a même ri avec mon chéri, ce qui montre que je n’étais pas la seule à avoir remarqué…
- Ils ont pas l’air si malheureux pour des gens stériles…
- Pourquoi se tourner déjà vers l’adoption à leur âge ?

Si seulement ils pouvaient comprendre la JOIE que nous ressentons à faire cette démarche…

Cela dit à ce moment l’atmosphère était un peu tendue car une fois trouvée la salle, il nous restait un quart d’heure à attendre sagement dans la salle de pause, ou nous avons pris un café et un thé au citron. Il y avait déjà d’autres personnes qui attendaient mais je n’étais pas sure qu’ils fassent partie des couples candidats à l’agrément. Mais on se regardait tous dans la salle d’attente en faisant mine de penser à autre chose, il n’y avait que moi et mon chéri qui parlions et rigolions ensemble. A part cela l’ambiance était aussi gênée et tendue que dans la salle d’attente du médecin…
Du coup on a préféré sortir et attendre dehors devant la salle. On a très vite été rejoints par tous les autres couples Tous étaient vraiment plus âgés que nous, il y avait aussi une femme seule.
Finalement, pile à l’heure sont arrivée deux femmes du Conseil Général qui nous ont ouvert la salle et nous avons pu nous installer.
Dans un premier temps nous avons eu une présentation de 40 minutes où la première femme nous a présenté très objectivement l’adoption (l’encadrement juridique, présentation du service Enfance Adoption des Yvelines, la procédure d’agrément, tout ce qui nous attendrait pas la suite : entretiens socio-psychologiques etc…) et puis finalement elle nous a présenté les chiffres de l’année 2013 dans les Yvelines, les statistiques, de manière ni positive ni négative, juste des chiffres… Donc rien de bien traumatisant.
Ensuite, par contre, ils nous ont passé un reportage qui s’appelle Blessures Secrètes, avec des témoignages de jeunes adultes ayant été adoptés pour nous montrer les traumas liés à l’adoption. Je suppose que tous les enfants adoptés arrivent à dépasser leur traumatisme mais bon d’un autre coté il est bon de se poser des questions AVANT d’adopter et c’est pour cela que je ne pense pas que cette journée soit vraiment faite pour décourager des couples, mais juste à poser les bonnes questions et empêcher à tout le monde de se voiler la face…
Finalement nous sommes sortis de là avec un dossier à remplir et à compléter avec des documents administratifs (actes de naissances, certificats médicaux, lettre de motivation, photos…) que nous avons rempli le lendemain même.
Pour finir nous avons pris un rendez-vous avec le médecin pour Lundi matin pour le certificat médical. J’espère juste que la RCH ne posera pas problème pour le médecin et que le certificat médical sera clean !

Convocation à la réunion d’information

La semaine dernière, après 3 semaines d’attente d’une réponse, j’étais trop impatiente de savoir ce qu’il en était de mon courrier ? Etait-il bien arrivé ? Et si oui, qu’allaient-ils bien me répondre ? J’ai donc appelé le service de l’adoption pour avoir des réponses à mes questions.
J’ai eu la bonne surprise de tomber sur une jeune femme charmante au téléphone. Elle m’a simplement demandé la ville où nous habitions et rien qu’avec cette information le dossier lui est revenu (je me dis qu’il ne doit pas y avoir foule de dossiers à traiter dans ces conditions). Et elle m’a répondu que sa lettre de réponse était parti la veille. Donc bonne nouvelle. Mais quand même, j’étais trop impatiente et je lui ai demandé de me dire le contenu de la lettre. Elle m’a dit que nous étions invité à une réunion d’information le 30 Janvier prochain (la semaine d’après).

Ca y est. NOUS ALLONS ETRE CONVOQUE.

Le 30 Janvier, cela tombe bien car nous sommes tous les deux à la maison en vacances !

Super, les démarches commencent ! On ne savait pas ce qui nous attendait, mais nous étions soulagés et contents !

Hier matin, j’ai quand même décidé de regarder quelques témoignages sur des blogs et forums pour avoir une idée de ce qui nous attend, et à quoi sert la « réunion d’information pour la procédure d’agrément ».
Ce que j’ai vu m’a vite fait déchanter.
De tous les blogs que j’ai vu, ce qui en ressort se résume à cela :
- un amphi plus ou moins rempli de couples ou personnes seules.
- une présentation de chiffres très négatifs sur l’adoption.
- le rappel de la difficulté que représente l’adoption et du peu de chances que chacun a de pouvoir adopter, et notamment adopter un bébé en bonne santé.
- de manière générale, ils ont tous ressenti cela comme un vrai test de motivation, sur un ton peu encourageant.

Bref, je ne m’attendais pas à ce qu’on nous bichonne mais je ne m’attendais pas non plus à ce genre de retours d’expérience.
Cela m’a un peu cassé le moral et cela m’a même fait un peu peur, mais bon, après réflexion, quelques encouragement de proches et une petite discussion avec mon chéri sur ce sujet, on s’est remotivé. On sait que l’on est prêt, et le fait de s’attendre au pire nous aidera surement à ne pas être désagréablement surpris face à cette réunion.
J’ai même hâte d’y être dans cet amphi et de vivre ce moment avec mon chéri car ce n’est pas tous les jours, quand même, que l’on se lance dans cette démarche !

La demande d’agrément

A l’heure où la poste traite vos cartes de bonnes années, et vos cadeaux d’entreprise, circule un simple courrier avec une petite cigogne tamponnée sur l’enveloppe.
Ce courrier je l’ai envoyé hier et il est adressé au conseil général pour leur annoncer que ça y est, nous avons franchi toutes les étapes que nous voulions franchir pour être fin prêt à entamer les démarches d’adoption.
Cela peut sembler un peu curieux d’envoyer ce courrier comme si j’envoyais un faire-part… mais après tout le temps que j’ai passé (que NOUS avons passé) à rêver cette adoption, nous n’avions pas envie de faire simplement « une lettre » de demande d’agrément car c’est un courrier que je classerais parmi les plus importants que j’aie jamais envoyé car pour une fois la réponse m’est inconnue et me fait très très peur !
J’espérais beaucoup de choses en envoyant cette lettre, et aujourd’hui j’attend, je ne sais pas pour combien de temps, une réponse.

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